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Martel : « Lens ne fera pas de folies »

Gervais Martel

Gervais Martel - -

EXCLU RMC SPORT. Avant Lens-Metz ce lundi (20h45), Gervais Martel explique son retour aux commandes des Sang et Or avec l’appui d’Hafiz Mammadov. Un projet axé autour de la jeunesse lensoise et de son potentiel.

Gervais Martel, que faisiez-vous exactement il y a un an ?

Il y a un an, je courais partout pour trouver quelqu’un qui m’aide à reprendre le RC Lens. On était au mois de septembre. J’étais en plein recherche. Je travaillais beaucoup et j’essayais de trouver une solution pour sauver le club.

Depuis, la mission a été accomplie

Je suis content. Mais je suis déjà passé à autre chose. Trouver quelqu’un qui soit actionnaire du club est une chose. Après, ce qui est important, c’est de se replonger dans le sportif et de réussir le début de saison. C’est ce qu’on ne réussit pas trop mal pour l’instant. Mais tout reste à confirmer.

Faire appel à Antoine Kombouaré, qui a entraîné des stars au PSG, n

Non. Si on a choisi Antoine et s’il a accepté de venir, c’est que derrière, il y avait un projet fort. Ce projet est de remonter le plus vite possible en Ligue 1 et de bâtir derrière. Maintenant, la Ligue 2, c’est compliqué. Il y a beaucoup de grands clubs qui sont restés énormément de temps à cet étage. Nous, on attaque notre troisième année… On va essayer de prendre les points chaque semaine avec ambition, mais aussi avec le respect de l’adversaire.

Quel est le projet de Lens ?

Le projet, c’est d’avoir un actionnaire qui nous soutienne, de garder notre engouement populaire, et de s’appuyer sur le centre de formation car c’est une pépite. Les parents auront peut-être envie de mettre leurs enfants à Lens, car ils savent qu’on va leur donner une chance pour jouer en équipe première. La Gaillette a toujours sorti des joueurs. Malheureusement pour des questions financières, on a souvent été obligé de les céder. On ne peut pas en permanence former et faire partir. Pour éviter ça, il faut avoir un actionnaire qui nous permette d’avoir les moyens de notre politique. Et ça, c’est extrêmement clair avec Hafiz Mammadov.

On vous sent convaincu par ce projet

Je suis vraiment confiant. La route va être longue, difficile. On va perdre des matches, mais il y a vraiment dans les racines du club des choses extraordinaires à exploiter. On va aussi s’appuyer sur les partenaires, car on n’en a pas beaucoup parlé, mais nombre d’entre eux sont partis quand j’ai quitté le club. Et je pense qu’ils sont en train de revenir. Le fair-play financier mis en place dans les années à venir par Michel Platini ne peut, également, qu’être profitable à un club comme Lens. Et il y a tellement de gens qui nous poussent dans le dos qu’on a un petit avantage sur les autres.

Un de ces avantages, c

Quelqu’un qui est passionné de foot, qui est déjà sponsor de l’Atlético Madrid. Quelqu’un de passionné par les jeunes. Enfin, quelqu’un qui défend beaucoup son pays. On a sur notre maillot un sponsor « Land of fire Azerbaïdjan ». Donc c’est quelqu’un qui correspond à ce qu’on veut faire à Lens : continuer à progresser en s’appuyant sur la jeunesse du club. Il sait aussi qu’on a un gros potentiel au niveau de nos supporters. Il n’est pas encore venu voir un match à Lens, mais il les a en cassettes, il regarde ce qu’il se passe. En fait, c’est quelqu’un qui est sur la même longueur d’onde que nous et que moi particulièrement.

Tout le monde s

Hafiz Mammadov est venu à Lens parce qu’il sait que c’est un club qui a des valeurs. S’il était venu avec uniquement un carnet de chèques, pour faire ce que je ne critique pas dans d’autres clubs, il n’aurait pas eu besoin de demander à Gervais Martel de l’accompagner. Donc nous, on veut continuer avec les valeurs de Lens, son image. Mais au niveau financier, c’est sûr qu’on travaille avec une sérénité différente, car on a quelqu’un qui va nous soutenir. Mais on ne fera pas de folies. Les gens qui pensent que demain, on va avoir des transferts à 50-100 millions d’euros, sont complètement dans le faux.

Lens en Ligue 2, finalement, cela peut être vu comme une anomalie

Non. Il n’y a que le terrain qui compte. Même si on a pu avoir des circonstances, finalement, on est descendu. Quand on regarde les résultats de la Ligue 1, on s’aperçoit que ça va être compliqué pour 10-12 clubs. Ça va être extrêmement serré pour la descente. Si Lens leur a servi d’exemple, on aura au moins servi à quelque chose. Moi, je me suis projeté sur autre chose. Une nouvelle histoire, de nouveaux dirigeants avec moi, des anciens qui sont restés, des jeunes qui continuent à venir. Il faut continuer sur notre lancée. J’ai eu la chance d’écrire une histoire de Lens. Elle ne s’est pas très bien terminée. Aujourd’hui, j’ai eu la chance de revenir. Et maintenant, j’espère écrire autre chose.

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Propos recueillis par Jean Bommel