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Soupçons de matches truqués en L2 : Nîmes repart sur de nouvelles bases

Une première manifestation de soutien aux Crocos a eu lieu le week-dernier.

Une première manifestation de soutien aux Crocos a eu lieu le week-dernier. - AFP

Une semaine après le tremblement de terre provoqué par les forts soupçons de matches truqués en Ligue 2 et deux mises en examen (l’actionnaire principal Kasparian et le président Conrad), le Nîmes Olympiques va tenter de retrouver le calme après la tempête. Un nouveau président (Rani Assaf) va être nommé ce mercredi matin, avant que la ville ne se mobilise pour soutenir son club de cœur.

C’est bien connu, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. C’est donc dès 7h45, mercredi matin dans un cabinet d’expertise comptable situé à Montpellier, que se jouera le futur proche du Nîmes Olympique. Une semaine après le tsunami provoqué par les forts soupçons de matches truqués en Ligue 2, les révélations par le Canard Enchaîné et le Midi-Libre d’écoutes téléphoniques accablantes ainsi que les mises en examen de l’actionnaire principal (Serge Kasparian) et de son président (Jean-Marc Conrad, qui a également quitté ses fonctions), le club gardois va tenter de s’offrir un peu de stabilité après la tempête.

Une fois la démission de Conrad actée, Rani Assaf, vice-président de Free et inventeur de la Freebox, qui détient déjà 48% du club, devrait logiquement devenir le nouveau président. D’autres points seront également abordés à l’occasion de ce conseil d’administration exceptionnel : la nomination d’un directeur général, la radiation de Serge Kasparian et l’étude de candidatures éventuelles d’administrateurs.

La ville appelle à manifester

A l'issue de cette étape administrative cruciale, le sport pourra reprendre ses droits. Quoique. Si le stade des Costières devrait afficher complet ce vendredi face au Havre (20h) en signe de soutien aux joueurs, une manifestation initiée par la mairie est prévue le lendemain (à 14h) pour cette fois-ci marquer le soutien de toute une ville envers un club qui a notamment vu défiler dans ses rangs des Blanc, Cantona, Firoud, Vercruysse, Girard, Boissier, Mézy, Adams, Cubaynes, Perez et autre Piquionne. Six mille personnes sont attendues et espérées. Six cents seulement étaient présentes la semaine passée devant les Arènes antiques.

Puis, le jeudi 4 décembre, le club passera devant la DNCG à Paris. Une audition qui était normalement prévue ce jeudi, mais qui a été reportée en raison des problèmes traversés par le club. Enfin, le lundi 8, une délégation du Nîmes Olympique (composée du nouveau président du club, du maire Jean Paul Fournier, du président d'agglomération Yvan Lachand, du président du conseil général Jean Denat, celui de la région Damien Alary et celui du district Francis Anjolras) a rendez-vous avec Frédéric Thiriez pour évoquer l'avenir du club. Et dégager un horizon sérieusement obscurci depuis une semaine.

« Pris en otage par des agissements irresponsables… »

Le Collectif « Pour que vive le Nîmes Olympique » appelle tous les supporters à venir au stade vendredi. Dans un communiqué, ce groupe souligne que « le Nîmes Olympique a plus que jamais besoin de son public » et qu’il « convient de dissocier d’une part, les agissements présumés de certains individus et d’autre part, le club ainsi que ses valeurs. Le Nîmes Olympique n’est pas un club de tricheurs (…) C’est une véritable institution, un élément du patrimoine local, une vitrine pour la ville. Sa longue histoire est émaillée d’exploits (…) Il nous apparaît intolérable que des joueurs, des salariés, des bénévoles, des éducateurs, des jeunes et leurs familles, que tous les supporters et amoureux de ce club, que toute la ville de Nîmes et son tissu économique, voient leur investissement et leur passion pris en otage par des agissements irresponsables et totalement contraires à l’éthique du sport.»

GM avec JL à Montpellier