RMC Sport

Youssouf Hadji : « La pression est sur Angers »

Youssouf Hadji

Youssouf Hadji - AFP

Pour Nancy, la première finale de Ligue 2 se joue ce vendredi soir (20h30), lors de la 37e et avant-dernière journée. Une rencontre décisive puisque les Lorrains (4e) reçoivent Angers, troisième avec trois longueurs d’avance sur eux. Youssouf Hadji, emblématique capitaine et meilleur buteur du club (13 buts), a accepté de nous dévoiler l’état d’esprit qui anime le groupe nancéien à l’approche de ce tournant.

Youssouf Hadji, avant ce match capital pour la montée, comment vous sentez-vous ?

Je me sens bien ! C’est excitant de disputer de tels matches, parce qu’on n’en joue pas tous les week-ends. On a vraiment hâte d’y être.

Y a-t-il eu une préparation spécifique pour cette rencontre si importante ?

On a travaillé comme d’habitude, parce qu’on ne voulait surtout pas se mettre de pression inutile. La pression est plutôt sur Angers, ce sont eux qui viennent défendre leur troisième place. On s’est donc préparé comme chaque semaine. Avec des entrainements surtout basés sur la récupération, pour nous permettre d’arriver au match à 100%.

A 35 ans, vous êtes un des plus anciens et le capitaine. Sentez-vous que vous avez un impact sur ce groupe ?

En tant qu’anciens, on a un rôle important à jouer. Il y a aussi Joël Sami (30 ans, au club depuis 2008, ndlr). Forcément, notre expérience fait qu’on a le devoir de guider le groupe, parce qu’il est assez jeune. Mais ce groupe est aussi très à l’écoute.

Ce « devoir » que vous évoquez joue-t-il un rôle dans votre saison pleine et prolifique (13 buts, 3 passes décisives) ?

Oui, parce que je me suis toujours dit que pour être un exemple crédible vis-à-vis des jeunes et pouvoir les conseiller, il fallait que je sois déjà irréprochable dans mon attitude sur le terrain. C’est vrai que cette dimension « grand frère » m’a servi de ce côté-là. J’étais très exigeant avec moi-même, et ça a payé.

Pour ne dépendre de personne, il vous faut non seulement battre Angers, mais aussi aller gagner à Dijon qui prétend également à la montée. Pensez-vous que l’équipe est suffisamment armée mentalement pour ça ?

Depuis deux, trois matches, on sait qu’on n’a plus le droit à l’erreur. On a commencé une série, et maintenant il s’agit d’un parcours de coupe : chaque défaite peut nous mettre hors-jeu. Mentalement, on est donc prêt depuis un petit moment. Pour aller au bout, il n’y a pas de calcul à faire.

Croyez-vous que la victoire d’Angers au match aller (3-1) leur donne un avantage psychologique ?

Non, je pense que les compteurs sont remis à zéro. Je me rappelle que là-bas, on n’avait joué qu’une seule période, la deuxième… Là, ce sera un autre contexte, qui n’a plus rien à voir avec la première rencontre. On est dans la continuité de nos précédentes sorties et on a tout à gagner sur ce match.

En cas d’échec pour la montée, serez-vous encore nancéien la saison prochaine ?

Oui, je pense. Même si aujourd’hui je n’y pense pas trop, parce qu’il y a beaucoup plus important, ça me tenterait bien. On en a déjà vaguement discuté. Et c’est évident que si on arrivait à monter, cela faciliterait les choses, qui se feront naturellement de toute façon.

Aymeric Malonga