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Barcelone veut croire en Messi

Franck Ribéry et Lionel Messi

Franck Ribéry et Lionel Messi - -

Le club catalan doit remonter quatre buts de retard, ce mercredi au Camp Nou face au Bayern Munich (20h45), s’il veut aller en finale de la Ligue des champions, le 25 mai à Wembley. Un exploit qui reposera plus que jamais sur les épaules de Lionel Messi, transparent à l’aller.

Dans la tête de Tito Vilanova, bien cabossée après la fessée reçue la semaine dernière à l’Allianz Arena (4-0), l’équation est simple : « Si Messi est en forme, le Barça aura des choses à dire », ce mercredi (20h45) en demi-finale retour de Ligue des champions. Il en faudra des arguments à l’Argentin, à l’entraîneur et à toute l’armada blaugrana pour tenter d’inverser la vapeur. Le Bayern Munich, finaliste malheureux la saison dernière et dernier club allemand à avoir été sacré champion d’Europe en 2001, à plus qu’« ouvert une porte », selon la formule de Bastian Schweinschteiger.

Mais les Catalans y croient. Trop ? « Je crois que la seule équipe qui peut remonter un 4-0 contre le Bayern, c'est Barcelone », assure Piqué. « Quand j'entre sur le terrain et que je vois Leo (Messi), Xavi, Cesc (Fabregas), Andres (Iniesta), j'ai confiance, explique le défenseur du Barça. Et puis avoir Messi avec nous, cela nous aide beaucoup. » L’équation des Catalans, pour être simple, n’est-elle pas un peu simpliste ? Le coach n’est pas de cet avis, malgré une défense diminuée (Puyol, Mascherano, Abidal) et l'absence de Sergio Busquets. « On sait l'importance de Leo dans notre équipe. Quand il est là, on a plus de possibilités de marquer. » Ça s’est vu contre le PSG en quart de finale retour (1-1), et ça s’est encore confirmé ce week-end à Bilbao (2-2), avec un but et une passe décisive après son entrée en seconde période.

Heynckes : « Messi sera bien sûr plus en forme »

Pour imiter les rares clubs qui ont réussi à remonter un débours de quatre buts (le Real Madrid, Leixões SC, le Partizan et le Deportivo La Corogne), le quadruple Ballon d’or devra imiter un certain Walter Pandiani, alias « Le Fusil ». Au printemps 2004, l’Uruguayen avait très tôt ouvert le score avant que La Corogne ne l’emporte 4-0, après sa lourde défaite en quarts de finale aller à Milan (4-1). Pour Jupp Heynckes, Messi en est capable. « C'est le meilleur joueur du monde, rappelle le coach des Bavarois. Tout est extraordinaire, son jeu, son comportement sur et en dehors du terrain. Il sera bien sûr plus en forme qu'à Munich et ça va nous rendre les choses plus dures. »

Heynckes est longtemps resté traumatisé par l’élimination contre le Real Madrid en 1985 alors qu’il entraînait le Borussia Mönchengladbach (5-1, 0-4). A l’image de leur guide, les Allemands se méfient. « Les Espagnols sont plus forts chez eux », prévient Thomas Müller. Une mission (impossible ?) qui attire en tout cas la presse du monde entier. Avec 990 journalistes accrédités, jamais la tribune de presse du Camp Nou n’avait jouit d’une telle cote dans l'histoire du Barça.

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Louis Chenaille