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Buffon, Ribéry, Kimmich: les tops et les flops de Juve-Bayern

Gianluigi Buffon et Arturo Vidal

Gianluigi Buffon et Arturo Vidal - AFP

La Juventus et le Bayern se sont quittés sur un score de parité ce mardi, en 8e de finale aller de Ligue des champions (2-2). Les Bavarois avaient pourtant fait le plus dur en menant 2-0 à l’heure de jeu.

LES TOPS

Le coaching d’Allegri

On les a imaginés en prendre trois, quatre ou cinq. Après le deuxième but bavarois, signé Robben (55e), la Juve n’en menait pas large face à la maîtrise allemande. Mais comme par enchantement, elle a su inverser totalement le cours du match et le score pour préserver ses chances de qualification. L’entrée d’Hernanes à la pause a d’abord amené de l’allant offensif. Puis les entrées conjuguées de Morata (passeur) et Sturaro (buteur) ont donné raison à un Allegri on ne peut plus clairvoyant.

Gianluigi Buffon

Quand la Juve vacille, Buffon est là pour l’accrocher aux branches. Et les Turinois, plus que malmenés en première période, ne doivent qu’à ses arrêts d’atteindre la mi-temps avec un seul but de retard. Un modèle de sérénité au cœur de la tempête, plus en vue que son homologue allemand dans ses duels entre deux des plus grands.

Le sang-froid de Müller et Dybala

On ne les a quasiment pas vus du match, et leurs places dans les flops semblaient même toute trouvée. Sauf que Müller et Dybala ont sorti le geste juste quand il le fallait. Un but chacun, avec sensiblement le même sang-froid, à deux moments du match où l’un et l’autre semblaient hors du coup.

L’entrée de Ribéry

Il n’a joué que cinq minutes, mais elles ont largement suffi a prouvé que le Français avait des jambes. Ses accélérations ont fait mouche à chaque fois et ses centres auraient mérité meilleur sort. Une excellente option pour le retour.

LES FLOPS

Joshua Kimmich

Impérial dans le premier acte, le jeune défenseur (21 ans) s’est bien loupé alors que le Bayern semblait avoir pris définitivement le match en main. Un contrôle raté sur le premier but, un marquage trop lâche sur le second : il a laissé la Juve en vie avant le retour.

Juan Cuadrado

Si la Juve a sombré collectivement jusqu’à l’heure de jeu, Juan Cuadrado a lui coulé à pic individuellement. Un nombre incalculable de ballons rendus à l’adversaire, plombant son équipe qui avait déjà du mal à aligner trois passes jusqu’à son inattendu réveil du deuxième acte.

Le relâchement du Bayern

Le renouveau de la Juve et l’effondrement du Bayern sont aussi liés que durs à expliquer. Les hommes de Guardiola avaient un pied en quart de finale à l’heure de jeu, et ils achèvent la rencontre avec un résultat certes favorable, mais un ascendant psychologique en berne.