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EN DIRECT - Chaos au Stade de France: "Ça a été un épisode douloureux pour tout le monde", rappelle Amélie Oudéa-Castera

Les auditions devant le Sénat sur le chaos au Stade de France, le 28 mai dernier en marge de la finale de la Ligue des champions, se poursuivent ce mardi avec l'UEFA, un représentant des supporters et le maire de Saint-Denis.

Henriques: "C'est une piqûre de rappel"

Brigitte Henriques, présente à la journée olympique en Seine-Saint-Denis, assure que tout sera au point pour la sécurité des JO 2024. "Il y a eu une vraie analyse précise des conclusions qui ont été rendue pour savoir ce qu'il ne faudra pas reproduire, a souligné la présidente du CNOSF sur RMC. On a eu des réunions pour la sécurité de Paris 2024, c'est un sujet qu'on a évoqué lors du conseil d'administration. Tout le monde est vraiment mobilisé. Dès le lendemain de la finale, le sujet a été pris à bras le corps. C'est une piqûre de rappel, même si on sait que la France est excellente dans l'organisation car on a eu des milliers de matchs de foot et de rugby et ce n'est jamais arrivé. On a fait tout ce qu'il faut pour être prêt pour Paris 2024 et pour que ça n'arrive plus."

"Ça a été un épisode douloureux pour tout le monde", rappelle Amélie Oudéa-Castera

Sur RMC, la ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques Amélie Oudéa-Castéra est revenue sur les évènements de la finale de Ligue des champions. "Ça a été un épisode douloureux pour tout le monde. On a envie que ça ne se reproduise jamais. On a été extraordinairement à la tâche ces dernières semaines, l'ensemble des services de l'État, l'ensemble des équipes mobilisées pour les grands évènements pour tirer toutes les leçons de tout ça. Je pense qu'on a montré avec les matchs de la Ligue des nations de foot et la finale de Top 14, qui était elle-même compliquée en raison des transports, on a commencé à rectifier le tir. On est capable d'accueillir un stade très plein avec 80.000 personnes et que tout se passe bien. On va continuer à refaire cette démonstration, qu'on est capable, qu'on sait délivrer une organisation irréprochable et reconstruire la confiance de chacun, y compris à l'étranger, dans d'autres évènements. La sécurité est totalement prioritaire. On a un Ministère de l'Intérieur qui est très proche de nous sur ces questions pour mobiliser l'ensemble des forces de sécurité intérieure. C'est la combinaison de l'ensemble de ces forces qui crééra cet environnement de sécurité."

Les images de vidéosurveillance ont été conservées et remises aux autorités

Mathieu Hanotin, maire de Saint-Denis confirme que les images de la vidéosurveillance de la soirée du 28 mai n'ont pas été supprimées et qu'elles ont été remises "à qui de droit" pour l'enquête. Selon la législation, les images peuvent être supprimé après 30 jours. Le maire dynonisien indique également qu'il y a 220 caméras placées dans la ville de Saint-Denis.

Mathieu Hanotin, maire de Saint-Denis, estime que le dispositif policier n'était pas prêt

"J'ai eu un témoignage d'un stadier me disant qu'un billet sur cinq était faux. C'était concentré sur un faible nombre de portes. A partir du moment où cette situation désorganise les forces de police, on fait face à des actes de délinquances. Avant le match mais aussi après le match. Nous avions un dispositif policier qui n'était pas préparé à cela. Préparé pour les mouvements de foule, préparé pour quelques hooligans mais pas gérér un afflux massif de délinquants de droit commun."

"Il y avait un fantasme autour de ce match qui disait que tous ceux qui y allaient était richissime donc probablement, c'est ce qui a attiré de multiples délinquants depuis partout en Ile de France."

Dumas détaille la technique des voleurs de billets

"Ils volaient les billets au niveau des tourniquets et lorsqu'ils se faisaient attraper, ils rendaient un faux billet qu'ils sortaient de leur poche et gardaient le vrai. C'est pour cette raison que beaucoup de supporters de Madrid n'ont pas pu rentrer dans le stade."

Emilio Dumas explique que le contrôle des billets n'a pas été levé du côté madrilène

"Les stadiers n'étaient pas très pros et très jeunes mais n'ont pas levé les contrôles des billets de notre côté."

Pierre Barthélemy, représentant de Football Supporters Europe, donne des clés pour l'avenir

"La gestion des flux est la clé pour ces événements. Il faut améliorer la gestion des flux depuis les transports en commun. La signalétique est un point essentiel aussi. Il faut pouvoir anticiper les incidents et les grèves. En France, les autorités refusent les marches des supporters vers les stade, hors, tous nos homologues disent que c'est un moyen de sécurité et que les flux sont mieux gérés. Il faut apprendre à s'entraîner. En France on interdit tous les déplacements de supporters. En Ligue 2 on interdit le déplacement de 50 supporters.

Dès 18h, on a relevé le problème de la gestion des flux et on n'avait aucun interlocuteur. Pour cela, il y a le système du policier référent qui est le seul à pouvoir prendre des décisions et qui en communication avec les instances. Il faut anticiper les menaces externes. A la fin du match, il n'y avait plus de lampadaires allumés et plus de policiers présents. Il nous semble important de garder des effectifs de police à la fin des matchs.

Point important, on a un déficit de valorisation et rémunération des stadiers en France qui sont la base de la sécurité. Il y a urgence de poser la question de la formation et de la rémunération des stadiers."

Evain pointe le manque d'eau potable près du stade de France

"Il n'y avait pas d'accès à l'eau potable aux abords du stade de France. Certains supporters venant du RER D ont passé 3h30 sans eau potable."

Ronan Evain, représentant de l'association Football Supporters Europe, sur l'approche des supporters en France

"Personne n'était là pour nous indiquer les directions, les seules personnes présentes étaient les policiers anti-émeutes. La France n'est pas une île et doit se mettre à la page d'une approche policière modèle. Des clubs de Ligue 2 ou National et des fédérations comme les Iles Féroés mettent plus de moyens dans le dialogue avec les supporters."

Dumas compare l'organisation au stade de France à celle de Bernabeu en 2018

"Le peu de temps pour organiser la finale n'est pas une excuse. En 2018, le stade de Madrid a préparé en moins de deux semaines la finale de la Copa Libertadores entre River Plate et Boca Juniors. Il n'y a pas eu de problèmes. Je ne vais pas recommander à mes amis de voir la Coupe du monde de rugby ou les JO. J'ai honte. Mon équipe a gagné mais je garde plus de mauvais souvenirs que de bons."

Dumas sur l'insécurité

"Nous n'avons pas eu d'incidents avec les supporters de Liverpool. Nous avons eu des échanges pacifiques et amicaux avec eux donc je n'ai pas compris les déclarations des autorités. On était inquiets. On est passé par cette maudite passerelle où quelqu'un aurait pu basculer dans le canal. Les policiers étaient là mais ne nous ont pas aidés. Dès qu'on leur demandait de l'aide, ils nous disaient de circuler. Je n'ai jamais vu une attitude aussi passive de la police. Beaucoup de Madrilènes ont trouvé leur vitre de voiture cassées et leur bagages volés."

Emilio Dumas, socio madrilène depuis 30 ans, dénonce des agressions sur des femmes

"Je suis venu voir la finale avec trois amis espagnols en achetant un billet physique auprès du Real Madrid. Dans aucune de mes huit premières finales je n'ai connu d'accident. Le 28 mai dernier où nous avons rencontré des supporters de Liverpool, vraiment paisibles, on se dirigeait vers la fanzone. Près de la fanzone, on sentait le manque de policier. On a rencontré des amis dont les portables ont été volés. Ils ont dénoncé que plusieurs femmes et jeunes filles ont été agressées par des locaux. Au tourniquet, plusieurs pickpockets ont volé des portables. Un ami a dû rentrer à l'hôtel pour regarder le match."

Joe Blott dénonce les préjugés sur les supporters anglais

"Paris a demandé à organiser ce match prestigieux. Certains ont payé jusqu'à 6 000 euros pour ce match. Comment les autorités ont pu avoir des informations aussi fausses et faire porter la responsabilité sur les supporters. Comment pourrait-on mettre la responsabilité sur les supporters alors qu'ils ont sauvé des vies ? Le comportement des supporters de Liverpool a été exemplaire. Nous demandons des excuses et un retrait des mensonges émis, et pour les supporters qui se rendront à la Coupe du monde de rugby et aux JO, une enquête juste."

Blott sur l'utilisation des gaz lacrymogènes et le contrôle des billets

"Dans le rapport de Cadot, on peut lire sur l'envahissement du parvis et le recours aux gaz lacrymogènes aussi bien sur les voyous que les supporters de football. Utiliser de telles méthodes sur des personnes innocentes n'était pas nécessaire. C'est un stade déjà la cible d'une attaque terroriste mais il a été si facilement pénétré. Les autorités ont abandonné le contrôle de billet et laissé tout le monde rentré. Toutes ces actions ont été basées sur des renseignements défaillants et des notions préconçues. Envahir un stade n'a jamais été dans la culture de Liverpool."

Joe Blott sur les supporters sans billets

"Sur le rapport de Michel Cadot, 30 000 ou 40 000 supporters étaient sans billets. En quoi est-ce un problème ? L'immense majorité des fans sans tickets se sont rendus dans les fanzone. Le préfet de police a dit que les supporters sans tickets étaient aux abords du stade mais c'est faux."

Joe Blott estime que la police est restée dans les années 80'

"Les fans de Liverpool ont voyagé au Portugal, Espagne et Italie durant la campagne européenne, et aucun supporters n'a été renvoyé d'un stade. Ils ont eu un comportement exemplaire, c'est souligné dans le rapport de Monsieur Cadot. La police est restée dans les années 80' en pensant que c'était des hooligans. Ce sont ces préjugés qui ont poussé la police à ignorer les recommandations des autorités anglaises."

Joe Blott, représentant des supporters de Liverpool, regrette les mesures sur la ville de Paris

"On a rapidement compris que la Police s'est faite une idée de qui on était. On a été choqué que différents quartiers de Paris soient fermés parce que nous portions un maillot de Liverpool. Le message était clair: ils ont payé des milliers d'euros mais ne peuvent pas voir la magnifique ville de Paris."

Ted Morris s'en prend à Gérald Darmanin

"Il a humilié les habitants de Paris et il est la honte du gouvernement. Avec ma femme, nous aimons la France et Paris, mais vous, Mr Darmanin, vous avez menti et je vous demande de retirer votre accusation. Et si vous avez la décence de le faire, j’espère que vous aurez la décence de démissionner. "

Morris inquiet pour les JO

"On ne pardonnera jamais les autorités pour ce qu'elles ont fait ce 28 mai. Aucun des supporters de Liverpool ou du Real Madrid n'est responsable de cette situation. Il faut que les autorités prennent leurs responsabilités, sans quoi les Jeux olympiques ne pourront pas se tenir à Paris. Si rien ne change, je conseille les supporters en fauteuil roulant de ne pas venir aux événements au Stade de France."

Ted Morris interpelle le Sénat sur l'inaction des policiers à la sortie du stade

"Les supporters handicapés ont été traités comme des animaux. Ma femme et moi, nous ne nous préoccupions plus du match à ce stade. Nous sommes partis à la 86e minute et le stadier nous a dit que nous ne pouvions pas sortir parce que certains habitants essayaient toujours de rentrer dans le stade. Dans le passage souterrain à la sortie du stade sous le regard des policiers, quelques minutes après, des habitants nous ont attaqué et c'était terrifiant, surtout pour les supporters handicapés. Alors qu'on se dirigeait vers la station, on espérait que les policiers allaient intervenir. C'est la pire expérience de foot."

Un garçon autiste de 8 ans séparé de son père et gazé à l'entrée du stade

"Il a été écrasé à l'extérieur du stade et séparé de son père. Ils ont été réunis avant de se faire agresser par des habitants de la ville puis aspergés de gaz lacrymogènes."

Une supportrice en fauteuil roulant aspergée de gaz lacrymogènes

"Elle a été soulevée par les supporters de Liverpool par dessus des portiques parce que les stadiers lui refusaient de lui ouvrir les portes. Une fois à l'extérieur, elle a été aspergée de gaz lacrymogènes en allant vers la gare."

Ted Morris relate l'expérience d'un supporter

"Il dit qu'il a eu peur pour sa vie. Les stadiers l'ont poussé et l'homme à côté de lui est tombé par terre en cherchant sa respiration tout en tenant sa poitrine. Des gangs lui lancaient des bouteilles dessus avant d'être aspergé de gaz lacrymogène. Il avait de plus en plus peur."

Ted Morris sur le traitement des supporters handicapés

"Il y avait des billets que l'on arrachait des mains des supporters. Un agent de police de Merseyside avait le pressentiment que quelque chose de plus grave allait arriver. D'autres collègues en fauteuil roulant faisaient la queue depuis une heure. Un supporter en fauteuil roulant était passé mais pas son accompagnant dont le billet a été refusé. À 18h30, la situation était déjà chaotique. Pour l'utilisation des toilettes, un stadier m'a indiqué qu'il n'y avait pas de lumière et qu'il fallait utiliser la lumière de mon portable. Ensuite, j'ai reçu des messages me disant que certains supporters handicapés étaient écrasés contre les grilles et gazés. Ca comprenait les enfants et les malvoyants. Ils m'ont dit que les supporters Liverpool les aidaient. C'est grâce à leur actions qu'une catastrophe majeure a pu être évitée. Aucun pouvoir n'a pu venir en aide aux supporters handicapés."

Ted Morris, président de l'association des supporters handicapés de Liverpool, relatent différents témoignages

"Ma femme et moi nous rendons sur Paris depuis 27 ans. Nous adorons Paris jusqu'au 27 mai. Mais mon point de vue a changé. Nous ne voulons plus aller à Paris. Ma femme et moi nous sommes rendus à la station de la Plaine, surpris de ne pas voir de policier. Nous nous sommes déplacé jusqu'au stade vers 18h et quand nous nous somment présentés au contrôle préliminaire la scène était chaotique.

François-Noël Buffet, président des commissions des lois, contredit Darmanin

"Les supporters anglais n'ont pas été à l'origine de l'incident. Chacun reconnait qu'ils ont fait preuve de grande maîtrise malgré le contexte."

Les enseignements de l'UEFA

Martin Kallen conclut sur les enseignements de cette finale. Il juge qu'il était encore trop tôt pour en tirer mais insiste sur deux points. "On veut travailler si possible seulement avec des billets digitaux, même s'il y aura une petite partie de billets papiers."

"Il faut une meilleure communication entre les acteurs du stade pour être informer en temps réel. On est pas mal mais on peut encore s'améliorer."

Pour l'UEFA, il y avait 26.000 personnes autour du stade

"Selon les statistiques des transports publics, des taxis, des bus, des supporters et des sponsors, il y avait plus de 100.000 personnes (autour du stade). Il y avait 75.000 spectateurs dans le stade. On peut dire qu'il y avait 26.000 personnes autour du stade. Il y avait aussi des gens locaux, différents spectateurs et l'un des groupes était des supporters de Liverpool parce que ceux du Real étaient dans le stade bien avant le match. Il y avait des sièges vides dans la section de Liverpool avant 21h."

La FFF pas consultée pour le choix de la relocalisation de la finale à Paris?

"Le processus standard en principe est un appel aux Fédérations pour organiser la finale de la Ligue des champions. Les Fédérations peuvent envoyer leur intérêt et reçoivent un dossier technique et doivent contacter les autorités pour garantir la sécurité."

"Ici, on a seulement eu trois mois et on a fait un processus spécial. On a regardé les Fédérations qui pouvaient organiser avec le stade et la ville pouvant accueillir la finale. Quand on a été détérminé que Paris était l'endroit idéal, le premières questions se sont tournées vers la président la République pour savoir si les autorités étaient prêtes à organiser cet évèenement. Quand on eu le signe du président Macron, on a demandé à la FF si elle voulait organiser avec nous et les autorités cette finale. On n'a pas mis la FFF devant le fait accompli sans qu'elle ait donné son accord avec eux"

2.600 faux billets passés aux tourniquets

"Le double filtrage? En principe, la police était au premier point et regardait seulement si les spectateurs avaient un sac à dos, contenant des choses qu'on ne peut pas apporter au stade. Il y avait ensuite un premier filtrage des billets pour entrer dans le périmètre du stade."

"On sait aujourd'hui qu'on a eu 2.600 billets passés au tourniquet qui étaient faux. Beaucoup de faux billets ne sont jamais arrivés au tourniquet. On peut dire qu'il y a eu plusieurs milliers de faux billets mais on ne peut pas le dire précisément."

"Le billet électronique est plus sûr que le papier parce qu'on ne peut pas vraiment le falsifier en avant. Le billet s'active à un endroit précis. Avant cette zone, le QR Code n'est pas activé. Des personnes n'ont pas lu les epxlications et n'ont pas allumé le bluetooth et n'ont pas activé le billet. Il était possible de faire des captures d'écran mais ce ne sera plus possible à l'avenir."

Calendrier de l'enquête de l'UEFA

"Je ne peux pas vous le dire exactement, répond Martin Kallen. L'enquête va prendre trois mois et commence maintenant. Je dirais en septembre."

L'UEFA va prendre en charge le dédommagement des supporters avec billets qui ne sont pas entrés

"On a une politique très claire sur le dédommagement des supporters avec des conditions générales de vente sur la billetterie. L'UEFA va interroger les personnes qui ne sont pas entrées avec de vrais billets et ce sera pris en charge par l'UEFA, pas par la FFF."

Sur la reconnaissance faciale, l'UEFA a mis en place des groupes de travail mais se heurte pour le moment à des problèmes juridiques.

Pourquoi l'UEFA préférait Wembley au Stade de France

"A Wembley, plus de personnes pouvaient entrer avec 90.000 personnes. C'est mieux d'avoir un lieu plus grand pour permettre à plus de duspporters de venir."

Pas d'incidence sur les sponsors

"Sur les revenus, ça n'a pas changé. Nous n'avons pas reçu de demande sur des remboursements au sujet de la finale."

L'UEFA garde un bon contact avec le Real et Liverpool

"J'ai un bon contact avec les présidents de Liverpool et du Real Madrid. A la fin, ils n'étaient pas contents mais nous travaillons très bien ensemble. Nous étions en contact avant la finale. Notre approche est toujours neutre et serviable."

Des causes "multiples" au chaos

"Les causes sont multiples: la grève des transports qui a changé le flux des supporters, une mauvais réaction des stadiers, un flux de personnes qui se sont retrouvées devant le stade. Ce ne découle pas seulement d'un problème des billets papiers."

L'UEFA sur les personnes munies de vrais billets qui n'ont pas pu rentrer

"Si le bluetooth de votre téléphone n'est pas allumé, le QR Code n'était pas encore activé aux tourniquets. Plusieurs personnes ont passé le périmètre (de pré-filtrage) et sont arrivés au tourniquet sans que le QR Code ne soit activé parce qu'ils n'ont pas activé le bluetooh ou parce qu'ils ont passés une zone où la dispositif n'a pas détecté le QR Code. Devant le tourniquet, on avait un processus manuel qu'un stadier pouvait activer le QR Code pour entrer."

"Sur le billet papier; on a regardé après le match, on a vu que 2.700 billets billets n'ont pas pu rentrer. Cela peut être dû au fait que des supporters aux vrais billets n'ont jamais pu arriver aux tourniquets. L'autre test qu'il avaiat le même QR Code qu'un faux billet déjà rentré."

L'UEFA justifie la diffusion de billets papiers

"En 2016, on est passé sur l'objectif du tout digital mais cela prend du temps, explique Martin Kallen. Jusqu'à aujourd'hui, il y a toujours eu des billets papiers. Nous avons travaillé une fois avec la FSE pour tout faire en digital. Mais en finale, plus de 50% des billets vers les deux finalistes qui n'étaient pas prêts à tout prendre en digital. On a discuté avec les deux clubs sur cette question trois semaines avant la finale. A la fin, on a accordé qu'on ferait une partie de billets en papier puisque c'était pour les deux clubs, surtout pour Liverpool, de vendre les billets à leurs supporters."

L'UEFA explique comment les billets sont vérifiés

"Les billets papiers sont produit sur des papiers sécurisés selon des normes de sécurité les plus plus élévées possibes. Les éléments de sécurité ont évolué d'un évènement à l'autre. Un élément de sécurité utilisé depuis de nombreuses années s'avère robustes car il n'a jamais été copéi ni falsifié. Il s'agit d'une encre appliquée à une zone du billet qui réagit au contact d'un stylo chimique. Ils sont déployés au périmètres extérieurs du stade et aux agents."

"Si le papier réagit au contact du stylo, le billet est concidéré comme valide même si ette fonction n'a jamais été falsifiée. L'UEFA continue d'amélioer pour garantir son efficacité. L'encre a été remplacée l'impression d'un motif spécial avec cette encre au contact. Ce n'est plus une ligne continue mais un motif en pointillés. Cela facilité encore mieux le tri entre les vrais billets et ceux qui ne ne le sont pas. Lors de la finale à Paris, les billets cojtrefaits ressemblaient aux authentiques mais les vrais billets présentaient le trophée de la Ligue des champions gravé en relief. La vérification est facile en passant le doigt sur le trophée puisqu'ils sont en relief. Sur les faux billets, le trophée est imprimé sans aucun relief perceptible. Même sans stylo chimique, il était possible de dfférencier un faux billet d'un vrai billet. Le nombre de faux billets à Paris a été plus élevé que ceux observés lors des autres finale de la Ligue des champions."

L'UEFA assure que de nombreux supporters de Liverpool sont arrivés sans billet

Martin Kallen explique que Liverpool avait annoncé la présence de 50.000 supporters. "La plupart des supporters à l'intérieur des cars ne disposaient pas de billet pour le match", assure-t-il

L'UEFA assume la fermeture des tourniquets

L'UEFA justifie "les fermetures de tourniquet en raison de la forte pression des supporters", explique Martin Kallen. "A partir de 20h, la FFF a fait appel à la police." "Sans la police, il aurait été difficile pour les stadiers de garder le contrôle sur les tourniquets"

L'UEFA détaille la chronologie des évènements

L'UEFA explique avoir appliqué le même dispositif de sécurité que celui en finale de Coupe de France entre Nice et Nantes.

"Il y avait un risque élevé d'invasion du terrain (il parle certainement du stade, ndlr) de supporters sans billet et de billets contrefaits", explique Martin Kallen.

"La plupart des stadiers ne pouvaient pas parler anglais, ni espagnol, ce qui a donné un problème pour parler aux supporters des deux équipes."

Les tourniquets ont été ouverts à 18h pendant 30 minutes seulement en raison de l'afflux de personnes à la porte 3 dus à la levée de barrage de pré-filtrage, ce qui a permis la présence de "bandes locales" aux abords du stade.

Il a fallu plus de "trois heures pour remplir le stade", contre les 90 minutes prévues dans le plan de travail.

30.000 personnes ont pris les transports vers Paris à la mi-temps, selon l'UEFA

"Nous avons reçu des informations selon lesquelles 30.000 personnes ont repris les transports vers Paris, à la mi-temps."

L'UEFA confirme la présence de 100.000 personnes aux abords du stade

Martin Kallen confirme la présence de plus de 100.000 supporters aux abords du stade avant le match et reconnaît que la grève du RER B a complexifié l'approche du stade.

"Des billets contrefaits ont été repérés, faisant croire que les stylos pour vérifier les billets étaient défectueux." Ce qui a provoqué un retard sur les contrôles.

L'UEFA revient sur les courts délais d'organisation

"Habituellement, la phase de planification se déroule sur une période de 36 mois. Dans cet intervalle, plusieurs visites, réunions et évènements test sont réalisés. Cette année, cela a du être accéléré. Le Stade de France est habituellement très bien organisé et la FFF a déjà organisé différents évènements et cela permettait, selon nous, d'organiser cet évènement en trois mois. Londres n'était pas disponible et l'Allemagne a aussi beaucoup d'évenements programmés. En Espagne, les deux stades qui pouvaient accuiellir la finale étaient en travaux ou occupés."

"Paris semblait être la solution parfaite", l'UEFA justifie son choix d'avoir relocalisé la finale au Stade de France

Martin Kallen, directeur général de l’UEFA Events SA, prend la parole à son tour. "Une fois la décision de retirer la finale à Saint-Pétersbourg, il fallait un stade d'une capacité de 70.000 places, que nous connaissions bien et dans lequel nous n'avions pas organisé de finale de Ligue des champions depuis plusieurs années, libre le jour du match et les deux semaines précédentes, dans une ville qui l'a habitude d'accueillir des grands évènements sportifs. Paris était la ville idéale et le Stade de France le stade idéal. Il n'y avait pas d'autres options. Wembley est le stade idéal mais il n'était pas libre à cette date. Paris semblait être la solution parfaite puisqu'elle était la capitale de l'Union européenne à ce moment."

L'UEFA cite la convention de Saint-Denis

"Cette convention de Saint-Denis est l'aboutissement d'années de travail et constitue l'instrument le plus juridiquement contraignant au niveau international le plus abouti en matière de sécurite, de sureté et de services dans le cadre d'évènement sportifs majeurs", explique Julien Zylberstein.

L'UEFA dément avoir refusé d'être entendue

Julien Zylberstein, directeur des affaires européennes de la gouvernance de l’Union des Associations Européennes de Football prend la parole en premier. "Nous avons commandité notre propre enquête qui a été confiée à l'ancien ministre des Sports portugais. L'UEFA n'a jamais exprimé la moindre réserve d'être entendue par vos commissions puisque nous avons pris attache rapidement pour être entendu."

C'est parti pour l'audition

Martin Kallen, directeur général de l’UEFA Events SA, et Julien Zylberstein, directeur des affaires européennes de la gouvernance de l’Union des Associations Européennes de Football vont s'exprimer en visio et en français.

L'UEFA, un représentant des supporters et le maire de Saint-Denis: le copieux programme de ce mardi

Les deux commissions du Sénat ont un programme charhé ce mardi avec plusieurs auditions programmées. Cela commence à 9h30 avec des représentants de l'UEFA, organisateur de la Ligue des champion. Deux membres de la confédération seront présents en visio: Martin Kallen, directeur général de l’UEFA Events SA, et Julien Zylberstein, directeur des affaires européennes de la gouvernance de l’Union des Associations Européennes de Football.

La journée reprendra à 16h30 avec l'audition de Ronan Evain, directeur général de l’association Football Supporters Europe (FSE). Elle se conclura enfin à 18h avec Mathieu Hanotin, maire de Saint-Denis, président de Plaine commune.

Bonjour à tous!

Bienvenue dans notre live pour suivre les nouvelles auditions sur le chaos au Stade de France, le 28 mai dernier en marge de la finale de la Ligue des champions entre le Real Madrid et Liverpool (3-1) devant la commission de la culture, de l'éducation et de la communication et la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale du Sénat.

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