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Finale de la Ligue des champions: le témoignage de Stéphane Guy, présent au Stade de France

Stéphane Guy était présent ce samedi au Stade de France pour assister à la finale de Ligue des champions entre le Real Madrid et Liverpool. Si des incidents sont survenus dans la zone destinée aux Anglais, le journaliste, présent en tant que simple spectateur, témoigne des problèmes qu'il a vus dans le secteur où il se trouvait.

La finale de la Ligue des champions au Stade de France restera dans les mémoires, pas seulement pour des raisons sportives avec le 14e sacre du Real Madrid, obtenu face à Liverpool (1-0). Le coup d'envoi de la rencontre a été retardé de 36 minute en raison d'incidents survenus en amont, dans le périmètre de sécurité de l'enceinte.

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Commentateur cette saison pour RMC Sport, Stéphane Guy était présent à Saint-Denis pour suivre cette affiche. "J'étais au Stade de France, non pas en tant que journaliste car je ne travaillais pas, mais parce que j'ai l'habitude avec des amis d'assister à la finale de Ligue des champions, où on achète nos billets, a raconté le journaliste ce dimanche lors de l'After Foot sur RMC. Pour être sous le toit du stade, ça nous a coûté 490 euros par personne. Il y a peut-être des places un peu moins chères mais c'était le prix pour assister au match, même si la passion a un coût certain."

Si Stéphane Guy et ses amis ont réussi à se rendre à l'intérieur du Stade de France, d'autres n'ont pas eu cette chance. De nombreux fans anglais sont restés devant les grilles lors de la première période, attendant la pause pour entrer. En amont, des scènes de chaos se sont déroulées avec les forces de l'ordre, alors que des personnes ont tenté de forcer le passage dans la zone réservée aux supporters de Liverpool, Débordées, les forces de sécurité ont laissé passer une foule dans laquelle se trouvaient des personnes munies de tickets, d’autres qui n’en avaient pas, mais également des individus possédant des faux billets, tandis que certains étaient là pour du trouble à l'ordre public.

"C'était un capharnaüm complet"

Pour autant, ce problème des faux billets ne saurait tout résumer. "J'étais en tribune R, qui n'était ni réservée aux Espagnols ni aux Anglais. J'étais avec des Espagnols, des Français, des Italiens, des Marocains, beaucoup d'Anglais, ça venait d'un peu partout, tout le monde était mélangé et il n'y avait aucun souci de rencontres entre les supporters. L'ambiance était très apaisée. Pour rentrer dans le périmètre de sécurité, c'était un capharnaüm complet, a expliqué Stéphane Guy. C'était très difficile de trouver la bonne entrée et très mal gérée. Une fois qu'on avait pénétré le périmètre, on s'est retrouvé devant cette porte R où il n'y avait qu'un seul tourniquet qui fonctionnait sur les 5 ou 6. A un moment donné, j'ai eu peur. Je voyais l'heure tourner, je me suis dit qu'il y aurait un mouvement de panique avec les gens qui voudraient forcer à tout prix l'entrée. Heureusement qu'il y avait une certaine retenue parmi les gens de cette foule, sinon on aurait pu avoir un immense drame."

L'UEFA et les forces de l'ordre ont pointé du doigt le problème des faux billets, qui ont provoqué des problèmes aux tourniquets. Dans une note adressée au ministère de l'Intérieur, le préfet de police de Paris informe qu'il va saisir le procureur pour ouvrir une enquête concernant la "fraude massive aux faux billets". "Les 30 000 ou 40 000 personnes présentes sans billets, à l'intérieur de l'enceinte, c'est absolument impossible, estime Stéphane Guy. Les billets étaient déjà scannés pour rentrer dans le périmètre de sécurité. Cela a pu arriver que des dizaines ou des centaines de personnes puissent entrer dans le périmètre de sécurité mais 30 à 40 000, c'est inimaginable. On a vu que les problèmes venaient de ceux qui n'avaient pas de billets, beaucoup de jeunes qui escaladaient ou couraient un peu partout mais je n'ai pas vu de scènes de délinquance même si le problème venait de là. Mais le problème ne venait pas que duvirage qui accueillait les Anglais, on est entré après 21 heures et on a vu qu'il y avait beaucoup de places qui n'étaient pas occupées."

GL