RMC Sport

Francfort-OM: Dur retour sur terre pour Marseille, battu en Allemagne

L'Olympique de Marseille s'est incliné sur la pelouse de Francfort ce mercredi soir lors de la 5e journée de Ligue des champions (2-1). Malgré cette défaite, qui a notamment révélé leurs limites défensives, les Phocéens gardent leur destin en mains pour une qualification en 8e de finale.

L'OM redescend de son nuage. Après deux victoires consécutives en Ligue des champions lors de la double confrontation face au Sporting Portugal, les Marseillais se sont inclinés 2-1 ce mercredi soir sur la pelouse de Francfort pour le compte de la 5e journée de Ligue des champions. Plombés par une défense hors du coup, les Phocéens sont retombés dans leurs travers en C1.

>> Revivez Francfort-OM (2-1)

Seul motif de satisfaction pour les Olympiens: tout reste encore possible dans ce groupe si ouvert. Avec le nul arraché par le Sporting sur la pelouse de Tottenham (1-1), l'OM pourra se qualifier en huitième de finale à la faveur d'une victoire contre les Spurs au Vélodrome mardi prochain (21h sur RMC Sport 1), peu importe le résultat entre le Sporting et Francfort dans l'autre rencontre.

Dans ce sprint final si haletant dans le groupe D, les Marseillais ont complètement manqué leur sortie des starting-blocks au Deutsche Bank Park. Comme face au Sporting Portugal, quand ils avaient concédé l’ouverture du score après 51 secondes lors de la 2e journée, l’OM a une nouvelle fois craqué dès l’entame de match. À la troisième minute, alors que la fumée causée par le craquage des fumigènes au coup d’envoi n'est pas encore dissipée, Daichi Kamada profite de l’apathie de la défense olympienne pour tromper Pau Lopez (1-0, 3e).

Après l’éclaircie de la double confrontation contre le Sporting, où tout lui avait souri, l'OM a surtout pâti des difficultés de son arrière-garde, totalement dépassée ce mercredi soir en Allemagne. L’absence d’Eric Bailly, si précieux et rassurant quand il est sur ses deux jambes, s’est grandement faite ressentir, et même l’expérimenté - et souvent impeccable cette saison - Chancel Mbemba n’a pas pu tirer le trio qu’il composait avec Leonardo Balerdi et Samuel Gigot vers le haut.

Une arrière-garde dépassée

La défense olympienne a été aux abois au cours des 45 premières minutes, et il a fallu le manque de précision de Mario Gotze sur une tête à bout portant (15e) et un sauvetage de Lopez devant Christopher Lenz après une improbable passe manquée de Balerdi (19e) pour maintenir le bateau marseillais à flot.

Après une entame si compliquée, l’OM, bien plus inspiré devant que derrière, s’est pourtant remis la tête à l’endroit grâce à Mattéo Guendouzi. Parfaitement servi sur un centre millimétrée de Mbemba, le milieu de terrain international français reprend de volée à bout portant et trompe Kevin Trapp (1-1, 22e). Mais la joie va être de courte durée pour les Marseillais.

Guendouzi sonne la révolte, Kolo Muani l'éteint

Cinq minutes plus tard, la porosité de la défense olympienne permet à Randal Kolo Muani d’être à la conclusion d’un une-deux dans dans la surface de Paul Lopez (2-1, 27e). D’un côté, l’ancien Nantais peut fêter le premier but de sa carrière en Ligue des champions, à deux semaines de l’annonce de Didier Deschamps pour le Mondial. De l’autre, les Marseillais baissent à nouveau la tête et doivent tout refaire.

Au retour des vestiaires, l'OM est revenu en affichant un visage plus conquérant, malgré une fébrilité toujours aussi criante en défense. Sanchez, recruté cet été pour ce genre de grands rendez-vous, est notamment enfin sorti de sa réserve en inquiétant Trapp à deux reprises: d'abord sur un lob inspiré qui passe à quelques centimètres des cages du portier allemand (57e), puis sur un coup franc direct enlevé du cadre par l'ancien du PSG (59e).

Avec l'entrée de Cengiz Ünder, un pur joueur offensif, à la place de Guendouzi à l'heure de jeu, l'OM a gardé le contrôle du match et pris le dessus sur des Allemands qui laissaient volontiers le ballon aux Marseillais pour mieux les contrer. Dominateurs, les Marseillais ont fait parcourir des frissons dans le stade allemand sur une frappe lointaine dans le petit filet de Nuno Mendes (78e) ou sur une incursion d'Ünder. Mais c'était bien trop peu pour espérer mieux.

Felix Gabory Journaliste RMC Sport