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Le PSG veut encore grandir

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Le PSG va en savoir plus sur son niveau, ce mardi à l’occasion d’un redoutable 8e de finale aller de Ligue des champions à Valence. Sous les yeux de David Beckham, les Parisiens jouent déjà gros.

Sans faire offense à Bastia et Toulouse, fraichement étrillés 3-1 et 4-0, le PSG devra sacrément élever son niveau de jeu, ce soir (20h45) face à Valence. Déjà parce qu’il s’agit d’un 8e de finale de Ligue des champions, le premier dans cette formule de C1 pour le club de la capitale depuis 1995. Et surtout parce que le club espagnol, s’il n’a pas le standing du Real Madrid ou du FC Barcelone, reste un grand d’Europe. Vous en doutez ? Avec sa feu-Coupe des Coupes (1996) et ses deux titres de champions de France (1985, 1994), le PSG ne pèse pas bien lourd face aux six Liga et aux quatre Coupes d’Europe (1962 1963, 1980, 2004) remportées par le FC Valence. Ajoutons à ce respectable palmarès que les partenaires d’Adil Rami, cinquièmes de Liga, sont invaincus à Mestalla depuis neuf matches en Ligue des champions (6 victoires, 3 nuls).

Malgré son manque d’expérience et l’absence forcément préjudiciable de l’indispensable Thiago Silva, le PSG version Qatar devra pourtant faire bonne figure pour gagner en crédibilité. « Il y a beaucoup de pression, reconnait Carlo Ancelotti, qui en connaît un rayon en Ligue des champions (victoires avec Milan en 2003, 2007). C’est un moment très important pour le club, pour l'équipe. Mais il ne faut pas penser à tout ça. Il faut faire un bon match, obtenir un bon résultat ici pour être serein au retour. »

Sous les yeux de Beckham

Oui, mais comment ? Ernesto Valverde, le coach de Valence, a déclaré que le PSG avait une équipe pour jouer le contre. Le technicien italien le reconnait. Mais il n’entend pas arriver démasqué à Mestalla. « C’est vrai qu’on a des joueurs rapides pour jouer en contre, mais l’objectif sera de jouer notre football. Et à ce titre, ce match sera un bon test pour nous. »

Emmenés par Zlatan Ibrahimovic, les Parisiens seront soutenus par leur star, David Beckham, arrivé de New York après une escale à Londres. Sorti en tête de leur poule devant Porto et après n’avoir encaissé qu’un seul but, le PSG a le vent dans le dos et de bonnes raisons de croire en leur bonne étoile. Place aux actes, même si le spectacle devrait être autant dans les tribunes que sur la pelouse...

Le titre de l'encadré ici

Valence, terre de foot|||

Valence est un peu à l’Espagne ce que Lens, Saint-Etienne ou Marseille sont à la France : des villes qui respirent et vivent pour le foot. « Valence est la capitale mondiale du foot », peut-on même lire sur une pancarte à l’entrée du stade Mestalla (55000 places) qui accueillera ce soir le bouillant 1/8 de finale aller de Ligue des champions face au PSG. Située en plein cœur de la ville, l’enceinte espagnole est le lieu de rassemblement de milliers d’aficionados qui célèbrent comme il se doit chaque rencontre de leur équipe. Parmi eux, Manolo el Del Bombo, le plus célèbre des supporters de Valence, mais surtout de la Roja. « J’aime tout à Valence, nous a confié l’homme au tambour et au béret, au « Tu Museo Deportivo », son bar fétiche, véritable petit musée dédié la sélection championne du monde et d’Europe. Cela fait 45 ans que je supporte ce club et j’ai toujours la même flamme. J’ai connu tous les joueurs qui ont joué ici. Beaucoup ont d’ailleurs joué aussi en sélection. » Ceux qui seront sur la pelouse ce soir n’auront qu’un seul objectif : battre le PSG.

dossier :

David Beckham

Aurélien Brossier avec LB et CG