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Ligue des champions: la précieuse victoire de l'OL contre Benfica en vue des 8es

Deux semaines après sa défaite à Lisbonne, l'OL s'est rattrapé ce mardi soir en Ligue des champions face à Benfica (3-1, sur RMC Sport). Inspiré et efficace en première période, Lyon s'est toutefois fait peur après la pause et la sortie sur blessure de Memphis.

Pas de boulette d’Anthony Lopes, pas de scénario catastrophe malgré quelques frayeurs en fin de match, ni d’embrouille avec les supporters. Juste des sourires, et une victoire qui fait du bien. Deux semaines après sa défaite à Lisbonne, l’OL a réagi, ce mardi soir en Ligue des champions, en dominant Benfica (3-1) grâce à 45 premières minutes de qualité dans son Groupama Stadium.

Cette troisième victoire de suite, toutes compétitions confondues, permet à Denayer et ses camarades de remonter à la deuxième place du groupe G, avec trois longueurs d'avance sur le Zénith. Et elle n’est pas anodine: depuis 2011, l’OL n’avait battu à domicile en Ligue des champions que le Dinamo Zagreb et l’APOEL Nicosie. Et les six derniers matchs de C1 à la maison s’étaient tous soldés par des nuls. Voilà donc une série noire qui s’achève. Dans une douleur évitable, certes, mais elle s'achève.

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Une première mi-temps aboutie, une deuxième qui aurait pu mal tourner

Garcia, qui affichait lui un bilan de quatre petites victoires en vingt-cinq matchs de Ligue des champions (16% de succès), et avait parfois l’habitude de tenter des coups improbables pour les rencontres importantes, a opté ce mardi pour la stabilité, reconduisant exactement le même 4-4-2 qui avait permis à Lyon de battre Metz (2-0) puis Toulouse (3-2) en Ligue 1. Il a été bien inspiré. Face à un cador, ce schéma à quatre joueurs plutôt offensifs aurait pu exposer les Rhodaniens. Face à un Benfica assez limité, il a permis à l’OL de jouer vers l’avant, de libérer ses talents, et de livrer la période (la première) la plus aboutie depuis l’arrivée de son nouveau coach.

C’est sur coup de pied arrêté que Lyon a trouvé d’entrée la faille, grâce à Joachim Andersen (1-0, 4e). Le Danois avait été laissé sur le banc à l’aller, il a enflammé le retour en reprenant d’une puissante tête un service de Léo Dubois, après un corner joué à deux. Le deuxième but, en revanche, est lui le fruit d’un vrai beau mouvement. A la 33e, Houssem Aouar, plutôt en vue, a mis les cannes sur le côté gauche pour enrhumer les défenseurs portugais et servir de l’extérieur Memphis Depay, qui a trompé Odysseas du plat du pied.

Le problème, c'est que l'OL n'a toujours pas trouvé la recette pour livrer deux mi-temps du même niveau. A Lisbonne, le passage au vestiaire lui avait permis de se remobiliser. Cette fois, il a totalement endormi les troupes. Malgré un Thiago Mendes retrouvé au milieu, Lyon s'est mis à subir de manière inexplicable. Il a reculé, petit à petit, et a fini par craquer, à la 76e, lorsque Seferovic (couvert par Andersen) a trompé Lopes d'un redoutable enchaînement contrôle poitrine, frappe du gauche. Dix minutes de doute, jusqu'à la libération. Entré sous les sifflets à la la 73e, Bertrand Traoré a libéré le Groupama Stadium à la 89e, en tuant le suspense d'une frappe du gauche (3-1).

Memphis a marqué, mais Memphis s'est blessé

Un petit événement est en revanche venu assombrir la soirée lyonnaise: la sortie de Memphis à la pause. Ces dernières semaines, l’attaquant néerlandais avait plusieurs fois dit son envie de devenir un vrai leader, de tirer l’équipe vers le haut. Il avait joint le geste à la parole en marquant face à Metz, et en inscrivant un doublé à Toulouse, dont le but de la victoire à la 95e.

Sa première période a encore semblé s’inscrire dans cette dynamique. Parce qu’il a marqué pour la quatrième fois de suite en quatre journées de C1, et a aussi fait preuve d’une grosse activité, n’hésitant pas à décrocher pour participer au jeu. Malheureusement pour lui, une douleur à la cuisse l’a stoppé dans son élan. Malheureusement pour l’OL, son absence s’est fait sentir durant le deuxième acte. Et dimanche, il y a un choc face à l’OM au Vélodrome…

CC