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Benfica-OL: la bourde de Lopes offre la victoire aux Portugais

A la rue en première période, mais capable d'égaliser dans un second acte qu'il a dominé, l'OL a finalement craqué dans les dernières minutes ce mercredi soir à Benfica en Ligue des champions (2-1), plombé par une incroyable boulette d'Anthony Lopes.

On avait quitté les Lyonnais en Ligue des champions il y a trois semaines, heureux comme tout de leur victoire à Leipzig (2-0), et dédiant un à un leur performance à leur coach Sylvinho, sur la sellette. Ce mercredi soir, c’était Rudi Garcia sur le banc de l’OL, et on n’a pas eu l’occasion de voir des sourires sur les visages rhodaniens. En déplacement sur le terrain de Benfica, lanterne rouge du groupe G avec zéro point, Lyon a concédé sa première défaite de la saison en Ligue des champions (2-1), confirmant que l’électrochoc attendu n’a pas eu lieu, et faisant en plus une mauvaise opération d’un point de vue comptable.

A mi-parcours, l’OL n’est en effet que troisième de sa poule avec quatre unités, il a relancé les Portugais, et n'abordera pas les matchs retours avec une grande confiance. Certes, il pourra se dire qu'il a laissé échapper le point du nul sur une énorme bourde d'Anthony Lopes en fin de partie, alors même qu'il poussait pour arracher la victoire. Mais la vérité, c'est que pendant la majeure partie de la rencontre, Lyon a encore proposé un triste "spectacle".

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Une première période à oublier

Rudi Garcia, à qui l’on a reproché durant ses années marseillaises son incapacité à performer lors des grandes affiches, a une part de responsabilité dans les difficultés lyonnaises au Stade de la Luz. Souhaitant visiblement marquer son territoire, le coach a fait deux choix fort avant la rencontre. Le premier: laisser Andersen, mais aussi Thiago Mendes et Reine-Adélaïde sur le banc. Soit plus de 70 millions d’euros de recrues estivales.

Le deuxième: opter pour un inattendu 4-4-2 avec une paire Aouar-Tousart à la récupération, entourée de quatre attaquants, Cornet et Terrier sur les côtés, Depay et Dembélé devant. On ne reprochera pas au coach d’avoir manqué d’ambition avec ce onze ultra-offensif, ni d’avoir manqué de cohérence avec son discours en conférence de presse d’avant-match ("il nous faut un résultat positif, on ne veut pas que subir"). Mais ce système a plongé l’OL dans un déséquilibre permanent, dès le coup d’envoi.

Peu protégée par Aouar et Tousart, pas aidée non plus par Dubois et Koné dans les couloirs, la charnière Marcelo-Denayer – surtout Denayer – a bu le bouillon en début de match. Et à la 4e minute, Rafa Silva, totalement oublié dans la surface lyonnaise, ne s’est pas fait prier pour ajuster Lopes et ouvrir la marque. L’attaquant portugais est ensuite sorti sur blessure, mais les vagues rouges n’ont pas cessé pour autant, et il s’en est fallu de peu pour que Seferovic ne fasse le break avant la pause (37e), profitant encore de la perméabilité rhodanienne. Garcia n’y est pour rien, en revanche, en ce qui concerne les imprécisions offensives et le déchet technique. Et il y en a eu en quantité, côté lyonnais… En première période, seul Memphis Depay a semblé pouvoir emballer un peu la rencontre, même si la seule occasion a été à l’actif de Cornet (30e).

L'OL s'est remobilisé, a égalisé... mais Lopes a craqué

Le tableau était noir à la pause, donc, très noir, et le technicien lyonnais s’en est probablement rendu compte, puisque qu’il a rapidement fait sortir Terrier pour relancer… Mendes, et équilibrer son équipe. Coïncidence (probablement pas), c’est à ce moment que l’OL a montré un visage plus intéressant, à l’image de la frappe sur la transversale de Cornet, encore (65e), et surtout de l’égalisation. A la 70e, sur un centre venu de la droite de Dubois, Depay a surgi au deuxième poteau, pour tromper Vlachodimos avec sang-froid. Une égalisation, et même une libération - pensait-on - pour Lyon. Remonté, plus confiant, l'OL a passé les dix minutes suivantes dans le camp benfiquiste... jusqu'à la douche froide. Glaciale.

Après avoir pris une frappe de Pizzi sur son poteau, Anthony Lopes, international portugais et homme fort de Lyon, s'est rendu coupable d'une terrible bourde. A la 86e, le portier, désaxé, a relancé de manière inexplicable, à la main, dans les pieds de ce même Pizzi. Qui n'avait plus qu'à reprendre l'offrande pour marquer dans le but vide, et offrir la victoire aux siens.

CC