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Ligue des champions: "Malade", "en dépression"... la presse espagnole critique le Barça

Le Barça traverse actuellement une période de doute, confirmée par son match nul face au Slavia Prague (0-0) mardi en Ligue des champions. Si les Blaugrana sont en tête de la Liga et de leur groupe en C1, leurs prestations inquiètent la presse catalane.

Ce mardi, le Barça était attendu au tournant. Trois jours après une défaite inquiétante à Levante (3-1) tant elle souffrait d'aucune contestation, la réception du Slavia Prague au Camp Nou en Ligue des champions constituait une excellente opportunité pour effacer le mauvais souvenir de samedi dernier. Beaucoup imaginaient un feu d'artifice offensif et une victoire avec plusieurs buts d'écart pour dissiper les quelques nuages sur le ciel catalan. Il n'en a rien été (0-0). Pire encore, le ciel s'est encore plus assombri.

Certes, le Barça n'a pas perdu, ce qui prolonge la série en cours à 34 matchs sans défaite à domicile. Mais à Barcelone, personne n'est dupe. Cette statistique flatteuse n'occulte pas le contenu des matchs. Face au Slavia Prague, les partenaires de Messi se sont montrés sans idée, ni créativité offensivement. Tactiquement, les Tchèques se sont montrés plus cohérents que les Blaugrana.

"Un malade dont l'état ne s'améliore pas"

Forcément, la pilule a du mal à passer au sein de la presse catalane. Mundo Deportivo, souvent indulgent avec son équipe favorite, évoque un "petit Barça" en mettant en avant les "sifflets du Camp Nou". Pour la première fois depuis 45 matchs, les supporters n'ont pas célébré un but dans leur stade fétiche. Sur le site du média, la une est occupée par un article qui fait l'éloge de Marcelo Gallardo. Le magicien de River Plate est un nom qui revient souvent pour remplacer un Ernesto Valderde menacé.

L'autre quotidien pro-Barcelone, Sport, est lui bien plus critique. Comme une, le journal choisit une photo de Vidal pris dans l'étau entre deux joueurs du Slavia en titrant "coincé". Le Barça est comparé à "un malade dont l'état ne s'améliore pas" en insistant sur son "impuissance et sa tristesse". Lionel Messi est épargné. Le numéro 10, auteur encore d'une bonne prestation individuellement, est victime "d'une déchirante solitude".

Une équipe en "dépression"

Évidemment, le malheur des uns fait le bonheur des autres. La presse madrilène se délecte des déboires du Barça. Luis Rojo, journaliste à Marca, écrit que "l'équipe est entrée en état de dépression".

Vidéo à l'appui, le quotidien pro-Real Madrid s'attarde sur la connexion, comparée à un court-circuit, entre Lionel Messi et Antoine Griezmann. Les deux joueurs ont échangé seulement 4 passes en 93 minutes contre le Slavia Prague. En quatre matchs, seulement 18 passes. Le feeling entre les deux stars est inexistant, sur et en-dehors du terrain. A titre de comparaison, le quintuple Ballon d'Or et Luis Suarez ont combiné à 32 reprises en trois rencontres.

Cette saison, le Barça va peut-être vivre ou mourir par l'entente entre le Français et l'Argentin. Il s'agit du chantier prioritaire de l'équipe. Le potentiel de la relation est fantastique. La réalité du moment est problématique.

Mehdi Elouar