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Ligue des champions : pourquoi écarter Fenerbahçe est crucial (mais périlleux) pour Monaco

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Suspendue à sa performance au 3e tour préliminaire de Ligue des champions, dont elle dispute le match aller ce mercredi à Istanbul contre Fenerbahçe (20h30),  l’AS Monaco avance masquée en ce début de saison précoce.

Lyon contre la Real Sociedad, Lille contre Porto, Monaco face à Valence… Voilà quatre ans maintenant que la France n’a pas présenté trois équipes en phase de poules de la Ligue des champions, soit depuis la participation surprise de Montpellier, suite à son titre de champion de France obtenu en 2012. C’est bien simple, depuis l’exercice 2013-2014 et l’obligation pour le troisième de Ligue 1 de passer par le 3e tour préliminaire de la LDC en plus du tour de barrages qu’il disputait déjà auparavant, il n’y a jamais eu trois représentants tricolores en poules.

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Une ambiance ultra chaude à Istanbul

Un an après la désillusion face à Valence donc, Monaco se retrouve dans une position de nouveau délicate, confronté à deux tours de chauffe pour espérer accéder à la phase finale de la C1. Sauf que la saison passée, l’ASM avait eu plus de chance au tirage au sort, en tombant sur les Young Boys de Berne au 3e tour préliminaire. Cette année, si Fenerbahçe ne constitue pas sportivement un obstacle insurmontable pour les joueurs de Leonardo Jardim, on parle malgré tout d’une équipe d’un tout autre calibre. Un des publics les plus chauds d’Europe au stade Sükrü Saraçoglu (53715 spectateurs), de l’aveu même d’Aurélien Chedjou, l’ancien défenseur du LOSC, aujourd’hui à Galatasaray.

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Des joueurs expérimentés... et sur un nuage en face

Des joueurs d’expérience au niveau européen (Kjaer, Skrtel, Van der Wiel, Topal, Van Persie) et même un vainqueur de l’Euro 2016 (Bruno Alves), le vice-champion de Turquie, qui n’a plus disputé la Ligue des champions depuis la saison 2008-2009, a tout de l’équipe piège pour Monaco. Car même si les Turcs ont échoué plusieurs fois en barrages de la C1 dernièrement (en 2015 contre Donetsk, en 2014 contre Arsenal, en 2012 contre le Spartak Moscou), la demi-finale de Ligue Europa disputée en 2013, prouve que Fenerbahçe ne fait pas de la figuration en compétition continentale.

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Le duo Falcao-Germain comme atout numéro un

De son côté, Monaco aura l’avantage de présenter un duo d’attaque Falcao-Germain en pleine bourre (5 buts en préparation pour le Colombien, 4 pour Germain), à la pointe d’un système en 4-4-2 instauré par Leonardo Jardim, comme pour conserver à tout prix les deux joueurs précédemment prêtés par l’ASM. Il faut dire que ce tandem, épaulé par le Portugais Bernardo Silva à droite et l’international espoir tricolore (7 sélections, 1 but), Thomas Lemar à gauche, a de quoi ravir les amateurs de beau jeu.

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Le dilemme de la charnière centrale

Problème, le club de la Principauté ne se présente pas en Turquie avec l’intégralité de sa future défense. Car même si les deux meilleurs renforts monégasques de l’inter-saison, à savoir les latéraux Djibril Sidibé à droite, et Benjamin Mendy à gauche, ont donné entière satisfaction en matchs de préparation, la charnière centrale, elle, pose question. Dans l’attente de retrouver Kamil Glik, l’international polonais (44 sélections, 2 buts), qui a disputé l’Euro et donc tout juste repris l’entraînement, Leonardo Jardim est obligé de jongler avec Andréa Raggi, pilier de l’équipe depuis cinq ans, le Brésilien Jemerson, pas encore habitué au haut niveau et Marcel Tisserand, qui jouait le maintien avec Toulouse en mai dernier.

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Danijel Subasic absent à l’aller

Un peu léger pour la Ligue des champions, d’autant que Danijel Subasic, qui se ressent d’une blessure à l’aine, n’est pas disponible pour le match aller ce mercredi. Quand on sait que l’ASM a encaissé quinze buts en sept matchs de préparation, dont trois dans l’ultime teste face au Zenith Saint-Pétersbourg, que l’ASM avait battu il y a deux ans en match de poule de Ligue des Champions justement, cela ne rassure pas. D’autant que du résultat de cette double confrontation, dépend en grande partie la saison monégasque, notamment dans l’orientation du complément de recrutement qui doit être fait.

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Le mercato dépend de la qualification

Quid de Fabinho, Moutinho, Bernardo Silva et Valère Germain en effet, si le club ne parvenait pas à se qualifier pour la phase de groupes de la C1 ? Les deux premiers, déjà pressentis pour faire leurs adieux au stade Louis II dans les prochains jours, pourraient bien être rejoint dans leur fuite par d’autres éléments à forte valeur marchande. Mais si Vadim Vasilyev nous a habitués à réaliser de très belles ventes dernièrement (James Rodriguez, Martial, Kondogbia, Kurzawa, Carrasco, Abdennour), la stratégie offensive et ciblée en début de mercato, a prouvé que les ambitions étaient là pour le septuple champion de France. Reste à savoir si cela peut se traduire sur le terrain. Premiers éléments de réponse à Istanbul donc, ce mercredi soir.

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Damien Chédeville