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Ligue des champions : pourquoi Lyon croit au miracle européen

Très mal engagé avec un seul point sur ses trois premières rencontres de poule, l’Olympique Lyonnais devra réaliser un exploit majeur pour se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Mais les Gones veulent y croire. Première étape ce mercredi soir (20h45) à Gerland contre le Zénith Saint-Pétersbourg.

11,5%. A voir le pourcentage de chance de se qualifier pour les huitièmes après avoir pris un point sur les trois premiers matches de groupe – chiffre basé sur les résultats dans l’histoire –, imaginer l’Olympique Lyonnais s’offrir un avenir prolongé en Ligue des champions cette saison confine à la gageure. Avec un nul arraché sur le terrain de La Gantoise et deux défaites contre Valence et à Saint-Pétersbourg pour débuter, les hommes d’Hubert Fournier devront réaliser un exploit XXL pour s’inviter à la danse des matches aller-retour à élimination directe. Mais la chose n’est pas impossible non plus.

Dans la même situation lors de l’édition 2012-2013, Galatasaray avait arraché le miracle avec trois victoires de suite pour prendre la deuxième place du groupe. Pour s’inspirer, l’OL peut même se retourner sur sa propre histoire. Même si la situation n’est pas tout à fait la même. Lors de l’exercice 2007-2008, les Lyonnais avaient entamé la C1 avec deux défaites 3-0 à Barcelone et contre les Glasgow Rangers. Avec trois victoires sur les quatre matches suivants, les Gones avaient pourtant atteint les huitièmes. Mais ils avaient déjà trois points à mi-parcours. Là, il n’y en a qu’un. Sans oublier la perspective de devoir battre le Zénith à Gerland dès ce mercredi et Valence chez lui en fin de parcours (plus La Gantoise à Lyon entre les deux) pour garder espoir. Pas gagné, quoi.

« L’orgueil de montrer qu’on a notre place »

« 11%, c’est un chiffre sur lequel on ne va pas trop discuter mais ce serait un véritable exploit si on arrivait à se qualifier », confirme Fournier. Mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Alors le club de Jean-Michel Aulas veut y croire. Et avance ses raisons. « J’ose espérer qu’on va avoir la fierté et l’orgueil de montrer qu’on a notre place dans cette compétition, lance l’entraîneur lyonnais. On va se donner la chance de remporter enfin un match dans cette Ligue des champions et après ça peut débaucher sur un exploit. Ça passe déjà par faire un match de folie contre cette équipe du Zénith. »

Sur la route de l’impossible ou presque, il faudra verser dans le cliché footballistique et prendre les matches les uns après les autres. Seul horizon pour l’instant, ce Zénith contre qui la défaite sera interdite. « C’est un match couperet parce qu’il n’y aura pas d’échappatoire, insiste Fournier. J’aime bien ce genre de rencontre où le verdict final est important. On est obligé de tout lâcher. Comment le faire ? En étant un peu plus optimistes que vous (les médias, ndlr) et sans doute en prenant le match à bras-le-corps. Il va falloir mettre de la folie mais que ce soit une folie organisée. C’est le moment de montrer qu’on vaut mieux que ce qu’on a montré jusqu’à maintenant. On n’est pas des faire-valoir dans cette compétition. On a encore l’espoir. A nous de mettre tout ce qu’on a pour enfin finir un match sans avoir de regrets. »

« Si on est au niveau de jeu qu’on a en championnat, on ne passera pas »

Pas comme lors de la défaite 3-1 sur la pelouse russe il y a deux semaines. « On a eu le temps de visionner le match aller et d’en parler, indique le défenseur Henri Bedimo. Il y a tout de même eu de bonnes choses sur lesquelles s’accrocher et c’est ce qu’on va faire. On sait les erreurs qu’il ne faudra plus répéter et on s’est penché sur ce qu’il fallait rectifier. On attend tous de pouvoir ramener un peu plus que d’habitude. C’est une compétition où il faut se surpasser, être à 200%. Si on est au niveau de jeu qu’on a en championnat, on ne passera pas. On va s’attacher à être solide, à jouer le même football tous ensemble. On donnera tout et on verra. » Et Bedimo de conclure par un appel au peuple lyonnais : « Il faudra emballer le match et essayer de prendre le jeu à notre compte. Le public aussi sera très important. Il faudra qu’il joue son rôle et nous on va se mettre chiffon pour être à la hauteur de l’événement. » Faire partie des 11,5% passe par là.

A.H. avec E.J. à Lyon