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Luis Suarez : buteur, croqueur et… loveur

Luis Suarez : buteur, croqueur et… loveur

Luis Suarez : buteur, croqueur et… loveur - AFP

A 16 ans, Luis Suarez a pris seul l’avion pour Barcelone avec l’équivalent de quelques euros en poche pour rejoindre sa copine, qui allait plus tard devenir sa femme. L’attaquant uruguayen a alors été retenu par les services douaniers.

Auteur d’un doublé mercredi avec le Barça face au PSG, en quart de finale aller de la Ligue des champions (1-3), Luis Suarez est surtout connu pour ses coups de dents. Mais il semble être aussi un grand « loveur ». Pour une télévision uruguayenne (Canal 10), l’attaquant du Barça a ainsi raconté avec le sourire une histoire un peu folle. A 16 ans, il a quitté l’Uruguay pour Barcelone afin de revoir sa chérie, Sofia, de trois ans sa cadette, et qui est aujourd’hui sa femme.

Le récit de Luis Suarez :

« Quand Sofia m’a dit qu’elle partait pour Barcelone, ça a été très compliqué. Avec ma situation économique, ça allait être impossible de la revoir. On était un couple d’ados (ensemble depuis un an) qui allait se séparer. La veille de son départ, on a pleuré toute la nuit. Le jour où elle est partie, j’avais un match, mais je ne faisais que pleurer dans ma chambre et regarder les mots qu’elle m’avait laissés. Mon frère a dû venir me chercher pour que j’aille jouer.

J’ai réussi à avoir un billet pour Barcelone. Mais je n’avais pas d’argent. Mon frère m’a donné 70 dollars, l’équivalent de 40 ou 50 euros. Le voyage a été long. Je me suis perdu, j’ai été détenu par la douane… J’avais 16 ans. Je n’avais aucune adresse, rien... J’avais une chemise blanche et j’ai commencé à saigner du nez. Sofia, ma copine, m’attendait à l’aéroport. Mais ça faisait plus de deux heures que l’avion avait atterri et je n’étais toujours pas sorti. 

J’étais détenu et je ne savais pas pourquoi. Ils m’ont dit que je n’avais aucune adresse où aller. Je leur ai expliqué je venais voir ma copine, qui vivait ici maintenant. Ils m’ont demandé avec qui elle vivait, ce que j’allais faire. Je leur ai dit que j’allais me promener. Dans l’avion, j’avais vu les montagnes et les plages. Ils ont ouvert ma valise, aussi. Une tante m’avait donné un paquet pour de la famille. Il y avait un numéro de téléphone et une adresse à l’intérieur. J’ai eu énormément de chance.

Ça faisait trois ou quatre heures que j’étais arrivé et ils ont appelé le père de ma copine, qui était au travail. Ensuite, ils ont appelé sa mère et tout s’est arrangé. Mais pour ma copine, ça a été pire. Il y a trois ou quatre terminaux à l’aéroport de Barcelone. Elle les a tous faits pour trouver où était le petit Luis. Jusqu’à ce que j’apparaisse, avec ma chemise blanche et la tache de sang. »