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Marketing: comment le PSG peut rêver encore plus grand

Le PSG affronte Chelsea ce mercredi (20h45) en 8e de finale retour de la Ligue des champions. Une rencontre capitale sportivement mais aussi économiquement si Paris veut rejoindre, voire dépasser, le Real Madrid, le Barça et Manchester United au rang des clubs les plus riches de la planète.

Depuis l’arrivée de Qatar Sports Investments à la tête du club en 2011, le Paris Saint-Germain a changé d’ère. Sportivement, avec trois titres de champion de France, une Coupe de France et deux Coupes de la Ligue, mais également économiquement. Le chiffre d’affaires a été multiplié par cinq depuis l’arrivée des Qataris, faisant passer le PSG au 4e rang des clubs les plus riches du monde (480,8 millions), derrière le Real Madrid (577M), le Barça (560,8M) et Manchester United (519,5M), mais devant le Bayern Munich (474M). Mais comme l’indique son slogan, le PSG « rêve plus grand » et doit encore développer trois axes pour devenir le club le plus puissant du monde. Les voici :

Remporter la Ligue des champions

Pour devenir le meilleur économiquement, le PSG devra d’abord briller sportivement. Après trois échecs successifs en quarts de finale de la Ligue des champions, Paris doit impérativement franchir un cap cette année et remporter le trophée au plus vite. Car à côté des dix C1 du Real Madrid ou des cinq du Barça, le club français fait figure de poids plume. « Il y a probablement encore des progrès à accomplir, qui sont liés essentiellement à l’installation du PSG dans la géographie européenne du football, souligne Pascal Perri, économiste pour RMC. Ce qui manque au PSG, c’est un peu d’histoire. C’est un club qui est né en 1970. Le PSG n’est pas encore tout à fait une institution, d’abord en France mais aussi à l’international. Il lui faudra un peu de temps pour devenir Barcelone ou Manchester. »

Créer une vraie chaîne de télévision

Pour franchir encore une marche au niveau marketing, le PSG doit poursuivre son développement à l’international et conquérir de nouveaux marchés. Cela passera par la création d’une vraie chaîne de télévision retransmise aux quatre coins de la planète. « Paris n’a pas l’histoire de Manchester United. Par exemple la télévision privée de Manchester United, c’est plus de 80 millions d’abonnés dans le monde, explique Pascal Perri. Ce n’est pas le cas du Paris Saint-Germain. C’est vrai que c’est une entreprise qui communique beaucoup, qui peu à peu noue des relations avec les nouveaux territoires du football. Je pense en particulier aux territoires asiatiques et aux territoires du Moyen-Orient. Mais il reste encore une étape à franchir pour inscrire le PSG dans le panthéon du football international ». Cela devient d’autant plus urgent si Paris veut repousser la concurrence des clubs anglais et leurs droits TV à trois milliards d’euros par saison.

Intensifier le naming

Manchester City à son Etihad Stadium, le Bayern Munich son Allianz Arena et Arsenal son Emirates Stadium. Le PSG peut-il, comme ces grands noms du football européen, succomber à la mode rémunératrice du naming ? Après avoir déjà renommé le Camp des Loges en « Centre d’entraînement Ooredoo » ou créé un « DS Lounge Skybar » (en référence à la voiture de Citroën), le club de la capitale possède encore un autre levier avec la possibilité de changer le nom du Parc des Princes. « Un des enjeux qui est impulsé par notre président est de devenir une des plus grandes franchises de sport dans le monde. Il y a encore des marges de manœuvre, évidemment, confirme Frédéric Longuépée, directeur général adjoint du PSG en charges des relations commerciales. Nous avons grandi très rapidement, nous avons aujourd’hui les moyens de recruter les plus grands joueurs de la planète, mais nous pouvons encore grandir et rêver plus grand. »

AA avec JS et AS