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PSG : les filles ont aussi leur Zlatan et leur Pastore

Kosovare Asllani

Kosovare Asllani - AFP

L’équipe féminine du PSG affronte Francfort en finale de la Ligue des champions, ce jeudi à Berlin (18h). Une performance que n’ont pas réussie leurs homologues masculins, sortis en quarts par le Barça. Il faut dire que les Parisiennes n’ont rien à envier à Zlatan, Pastore ou Thiago Silva. La preuve.

Kosovare Asllani, l’assurance de Zlatan

La presse de son pays la surnomme « la Zlataninha ». Et il y a de quoi. Depuis un an et son arrivée au PSG, le parallèle est évident entre Kosovare Asllani et Zlatan Ibrahimovic. Comme son illustre compatriote, l’attaquante de 25 ans est originaire de Malmö et fille d’immigrés d’Europe de l’Est (du Kosovo). La n°9 de l’équipe de Suède ne repousse d’ailleurs pas la comparaison avec Ibra. « Je l’ai toujours bien aimé pour sa façon de jouer, mais aussi pour son style et le fait qu’il dit toujours ce qu’il pense, comme moi », résume Asllani. Après avoir fait les beaux jours du Linköpings FC et passé un an aux Chicago Red Stars, la championne de Suède 2009 s’est rapidement imposée à Paris. Histoire de faire honneur à son double masculin.

Shirley Cruz, la classe de Pastore

Un pied de velours et une vision panoramique. Shirley Cruz rappelle forcément Javier Pastore lorsqu’elle effleure le ballon. Avec ses passes lumineuses et sa technique sud-américaine, la milieu de terrain régale dans l’entrejeu. Après avoir remporté deux Ligue des champions et six championnats de France avec Lyon, la Costaricaine, qui porte le brassard en sélection, s’est laissée tenter par le PSG il y a trois ans. Un transfert à plus d’un million d’euros. Malgré une opération au genou droit en février, elle a une nouvelle fois impressionné cette saison. Au point d’être nommé pour le titre de meilleure joueuse de D1 (qui sera décerné le 17 mai). Comme El Flaco. Une distinction que la joueuse de 29 ans a déjà reçue en 2013.

Shirley Cruz
Shirley Cruz © AFP

Laure Boulleau, la propreté de Maxwell

Voilà dix ans que Laure Boulleau défend les couleurs du PSG. Un club avec lequel elle a « tout connu », comme elle le dit si bien. Depuis son premier contrat amateur, la latéral gauche a fait du chemin. Et gagné le respect de ses pairs. Avec la même sobriété que Maxwell. Après avoir repoussé plusieurs fois les avances de Jean-Michel Aulas et de l’OL, la native de Clermont-Ferrand profite aujourd’hui de la montée en puissance du PSG. Avec son pied gauche affûté et sa capacité à répéter les efforts, la joueuse de 28 ans est devenue une cadre de l’équipe de France. Issue d’une famille de musiciens, la jolie brune attire également les annonceurs, ravis de collaborer avec une ambassadrice si brillante. Après avoir risqué un an de suspension, elle a été relaxée le mois dernier par l’Agence français de lutte antidopage pour ses trois contrôles manqués.

Laura Georges, l’expérience de Thiago Silva

C’est la joueuse française la plus capée en activité. Avec ses 156 sélections, Laura Georges est un monument du football féminin. Après avoir tout raflé avec l’OL, la défenseur central, qui a également évolué durant trois ans à Boston, est revenue en 2013 dans son club formateur avec deux Ligue des champions et six titres nationaux en bandoulière. De quoi gagner rapidement le respect du vestiaire. Même si c’est Sabrina Delannoy qui porte le brassard au PSG, la Guadeloupéenne de 30 ans est un vrai leader de groupe. Sa grinta, son expérience et son sens du placement en font une incontournable de l’équipe de Farid Benstiti. Et si Thiago Silva est proche de Nasser Al-Khelaïfi, elle n’hésite pas non plus à interpeller le boss parisien si besoin. « C’est mon président, mais on ne le voit pas aux matchs des féminines », a-t-elle lâché en fin d’année dernière. Gonflé. Mais efficace, puisqu’Al-Khelaïfi sera présent ce jeudi à Berlin.

Laura Georges
Laura Georges © AFP

Katarzyna Kiedrzynek, l’envergure de Sirigu

Avec son 1,80m et sa silhouette longiligne, elle en impose dans les buts du PSG. Mais Katarzyna Kiedrzynek a dû s’armer de patience pour marcher sur les traces de Salvatore Sirigu (1,92m). Repérée par Benstiti lors d’un match face à la France en 2011 à Lens, la Polonaise a mis du temps avant de répondre aux sirènes de la capitale française. Arrivée il y a deux ans, celle qui a débuté sa carrière en tant qu’attaquante a d’abord vécu dans l’ombre de Karima Benameur. Avant de lui ravir la place de titulaire cette saison. Même si la gardienne de 24 ans a parfois encore le mal du pays, elle semble aujourd’hui parfaitement acclimatée à son nouvel environnement. Et c’est tout sauf un hasard si elle vient de parapher une prolongation de contrat jusqu’en 2018.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Rédacteur