RMC Sport

PSG-Naples: les murs ont tremblé... les coulisses de la contre-performance parisienne

Ni effusion de joie, ni colère dans le vestiaire du PSG ce mercredi soir, après le match nul face à Naples (2-2) en Ligue des champions. Adrien Rabiot malade, Juan Bernat en difficulté... retour sur les coulisses de l'après-match.

Un but et tous les scénarii changent. En marquant un but génial synonyme de match nul face à Naples ce mercredi (2-2) en Ligue des champions, Angel Di Maria a sans doute évité au PSG de traverser des heures sombres. Déjà à la mi-temps, les murs des vestiaires du Parc des Princes avaient tremblé. Thomas Tuchel était très agacé par le manque de volonté, de combativité des joueurs parisiens, mais surtout par le manque de pressing et le manque de repli défensif de son équipe.

>>> Cliquez ici pour vous abonner à RMC Sport

"Bernat était en difficulté"

Les critiques du coach allemand ont été bien reçues par le coach et sa décision de changer de système a été rassurante pour le vestiaire. "C’est triste de se dire qu’on a besoin de 30 voire 40 minutes pour réagir et prendre le pli face à des équipes de taille Ligue des champions", confie de manière agacée un joueur. En première période, les échanges étaient tendus sur le terrain entre Juan Bernat et Angel Di Maria, ou encore Marco Verratti et Edinson Cavani. Paris ne trouvait pas de solution et le bloc était coupé en deux. 

En deuxième période, la réaction a été positive de la part du collectif parisien, plus vigoureux en étant plus dangereux. "On a été plus solides et Bernat était trop en difficulté. Il se retrouvait parfois pris dans le dos, il fallait réagir", confie un proche du vestiaire. "On ne peut pas jouer à quatre franchement... l'équipe est coupée seuls les défenseurs défendent...", s'est agacé un joueur parisien à la mi-temps, relayant en substance les mots de Thomas Tuchel. Le changement tactique n'a pas surpris les joueurs parisiens, habitué à travailler avec trois défenseurs au Camp des Loges. Au grand dam de Bernat, déçu d'être sorti mais conscient qu'il n'a pas été à la hauteur en première période. 

Rabiot malade

Avec ce but salvateur, Paris sait que son avenir est encore entre ses mains. Dans le vestiaire après le match, pas d’effusion de joie mais pas non plus de colère ou de tristesse. Neymar et Kylian Mbappé quittent rapidement leurs coéquipiers tout comme Adrien Rabiot, touché physiquement. Ayant joué malade, le milieu de terrain devait être ausculté après le match et peut-être même passer des examens plus poussés. Peu de sourire sur les visages, juste la prise de conscience d’avoir manqué ce rendez-vous. "On n’a pas répondu présent dans le jeu et dans l’engagement mais au moins on n’est pas morts. Dans 15 jours, il faudra réagir et jouer en hommes", confie un joueur. Le message est passé.

M.Bo, S.De et L.T