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Riolo : "Le PSG est toujours en chantier…"

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Retour sur le match nul du PSG face à Arsenal au Parc des Princes ce mardi soir (1-1), pour sa première sortie de la saison en Ligue des champions.

Si certains en doutaient encore, oui, ce PSG est totalement nouveau. Emery aligne une compo innovante en 433 ou 442 avec un Matuidi dans un rôle mystère. Il y a en tout cas quatre milieux. Le coach parisien cherche la bonne formule et a probablement besoin d’être rassuré dans une zone importante du jeu. Laisser le jeu à Arsenal et contrer, ça semble être l’option initiale.

Le stress est visible. Sur la tronche d’Emery notamment. Il a beau être en costume, il a l’air débraillé. Et quand après 47 secondes, Cavani marque suite à un bon centre d’Aurier, sa joie le soulage à peine.

1-0 dès l’entame, c’est évidemment parfait. Ce qui est mieux, c’est le très bon pressing des Parisiens, l’engagement à la hauteur de l’événement.

La position de Matuidi ? A gauche oui, en haut, un peu partout, généreux. Parfois brouillon, comme d’habitude. Le premier quart d’heure est globalement excellent.

Peu à peu, le pressing du PSG est effectué bien plus bas. Arsenal existe enfin. Paris recule et préfère sortir en contre. Sans une ou deux approximations techniques, Paris aurait pu déjà être beaucoup plus dangereux.

Cette première période s’équilibre clairement. Arsenal cherche à faire le jeu et en perdant trop de ballons au milieu (Rabiot collectionne), le PSG se met en danger.

Les belles occasions restent toutefois pour le PSG. En fin de mi-temps, Cavani rate un contrôle qui aurait du déboucher sur le 2-0. Comme souvent, Cavani se crée les occasions et gâche.

Le PSG revient encore plus bas en seconde période. Paris veut les contres, mais trop souvent, c’est mal mené et surtout techniquement pas au point. Un bloc aussi bas, à ce niveau, c’est souvent puni. On est très loin du pressing haut, de l’intensité du premier quart d’heure.

Et quand on veut jouer en contre, on ne peut pas rater des un-contre-un comme celui proposé à Di Maria après la 50e. L’Argentin est par ailleurs, globalement, peu inspiré dans ce match.

Le PSG être plus haut. Je verrais bien Pastore à la place de Rabiot, et Matuidi revenir au milieu.

Il n’y a pas un joueur parisien qui échappe à la critique du point de vue technique.

Wenger sent bien que Paris ne maîtrise pas grand-chose. Il met enfin un 9 pour avoir un peu plus de profondeur.

Paris rend tellement vite le ballon que tenir ce 1-0 semble de plus en plus compliqué. On attend les changements d’Emery. Le PSG a besoin de garder le ballon, de respirer.

Paradoxalement, sans dominer, le PSG continue d’être dangereux. Aurier, Cavani, c’est du net, du un-contre-un ! Mais que de défaillances techniques !

Pour mettre un peu d’ordre au milieu, Motta remplace Rabiot. Mais c’est du poste pour poste. Motta n’est donc pas dans sa position préférentielle.

A force de subir, à force de rater de grosses occasions, Paris est logiquement puni. Sanchez égalise. A ce moment là, on se dit même que le PSG doit maintenant faire attention à ne pas perdre.

Emery lance Pastore et on retrouve le milieu « classique » du PSG. Il donne immédiatement une balle de but que Cavani gâche encore ! Ça devient pénible.

Que ce match équilibré se termine à 1-1, c’est normal. Mais le PSG pourra quand même regretter les occasions ratées. A ce niveau là, c’est inadmissible.

A Paris, le chantier reste vaste. Paris doit trouver son style, être bien plus efficace. Physiquement, les joueurs semblent cuits. A l’image de Verratti qui a quasiment disparu en seconde période et qui termine même dehors !

Le PSG a changé, beaucoup changé et on ne sait pas encore quel tête il aura cette année…

Daniel Riolo