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Super League: Ceferin promet des sanctions pour les 12 clubs, mais à des échelles différentes

Dans un entretien au Daily Mail ce dimanche, le président de l'EFA Aleksander Ceferin confirme que les douze clubs de la Super League seront prochainement sanctionnés, mais à des échelles différentes. Les clubs anglais seront plus épargnés que les trois membres fondateurs qui "pensent que le projet existe encore".

C'est une semaine qui risque de laisser des traces pour le football européen Dimanche dernier, 12 clubs du Vieux Continent ont annoncé ensemble la création d'une Super League européenne, dans un système semi-fermé et entrant en concurrence avec la Ligue des champions. Un projet qui n'a duré que deux jours pour les six clubs anglais, qui se sont retirés face à la pression populaire et les menaces des instances internationales.

Dans un entretien au Daily Mail ce dimanche, le président de l'UEFA Aleksander Ceferin a confirmé des sanctions pour les 12 clubs dissidents. "Chacun doit assumer les conséquences de ce qu'il a fait et nous ne pouvons pas prétendre que rien ne s'est passé, a déclaré l'avocat slovène, à la tête de l'UEFA depuis 2016. Vous ne pouvez pas faire quelque chose comme ça et dire simplement: 'J'ai été puni parce que tout le monde me déteste'. Ils n'ont pas de problèmes à cause de qui que ce soit d'autre qu'eux-mêmes. Ce qu'ils ont fait n'est pas correct et nous verrons dans les prochains jours ce que nous devons faire."

"Il y a trois groupes dans ces 12"

Quant à savoir si les 12 clubs seront sanctionnés de la même manière, Aleksander Ceferin a déjà un avis sur la question. "Pour moi, il y a une nette différence entre les clubs anglais et les six autres. Ils se sont retirés les premiers et ont admis avoir commis une erreur, a souligné Ceferin. Il faut avoir de la grandeur pour dire: 'Je me suis trompé'. A mon sens, il y a trois groupes dans ces 12: les six clubs anglais, les trois autres (AC Milan, Inter Milan, Atlético de Madrid, NDLR) qui sont sortis ensuite et après ceux qui pensent que la Terre est plate (Juventus, Barcelone, Real Madrid, NDLR) et que la Super League existe encore. Il y a une grande différence entre ceux-ci. Mais tout le monde sera tenu pour responsable. De quelle manière, nous verrons."

Alekssander Ceferin a également souligné le grand rôle de plusieurs acteurs dans l'échec de ce projet de Super League. "L'UEFA a fait sa part, les clubs qui étaient avec nous ont fait leur part. Et bien sûr, le gouvernement britannique a fait le plus gros, a félicité Ceferin à propos du premier ministre anglais Boris Johnson et de ses équipes. Mais de loin, la plus grande parie a été faite par les fans. Honnêtement, j'ai été complètement impressionné par la réactions des fans, de toute la communauté du football et au-delà, je dirais de la société. Je n'ai jamais vu ça."

S'il est encore "trop tôt" pour parler des sanctions qui seront prononcées pour ces clubs, les équipes encore en course en Ligue des champions cette saison pourront bien disputer ces prochaines jours l'épreuve organisée par l'UEFA. L'instance européenne est néanmoins prête aussi à revoir sa copie pour sa réforme qui entrera en vigueur en 2024, et contestée aussi pour son format qui imposera un plus grand nombre de matchs. "Nous avons beaucoup appris de cette situation, a lancé Ceferin. Nous essaierons de parler au plus grand nombre pour voir leur point de vue, même si vous ne pourrez jamais parler avec tous les groupes."

GL