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UEFA: Ceferin se dit prêt à bannir des joueurs pour racisme

Le président de l’UEFA Aleksander Ceferin explique au micro de CNN Sport qu’il pourrait bannir des joueurs des compétitions européennes en cas de racisme. Le dirigeant slovène appelle également les gouvernements à agir pour combattre ce fléau.

"Nous sommes prêts à infiger des sanctions". Aleksander Ceferin monte au créneau contre le racisme. Le président de l’UEFA précise sur CNN Sport ce que pourraient risquer les joueurs fautifs: "Les sanctions pour racisme, par exemple, pourraient mener à ce que nous interdisions (les joueurs coupables de racisme) de jouer nos compétitions", explique le dirigeant de l'instance.

En Ligue Europa, Ondrej Kudela a récemment écopé de 10 matchs de suspension pour comportement raciste à l’encontre de Glen Kamara, lors du match entre le Slavia Prague et les Rangers le 18 mars dernier. Autre exemple plus récent encore: Mouctar Diakhaby s’était plaint de propos racistes de la part de Juan Cala lors de Cadix-Valence en Liga et avait quitté la pelouse. Même si la Ligue espagnole n’était pas parvenue à donner raison au défenseur français, faute de preuves.

Malgré ces événements, Ceferin se montre plutôt satisfait du travail de l’UEFA: "Je pense que nous nous améliorons. Ce n’est pas une bataille facile mais nous ferons tout ce que l’on peut. Nous ne voulons pas de racisme dans le football. Nous ne voulons pas de sexisme, d’homophobie, d'aucune autre discrimination."

"Nous avons besoin d'aide de la part des gouvernements"

Le président de l’instance européenne rejette également les critiques sur les gouvernements, qu’il juge pas assez réactifs. "Nous nous battons. Beaucoup de monde dit ‘vous vous contentez de les sanctionner’. Que pouvons-nous faire?, interroge Ceferin. Nous avons besoin d’aide de la part des gouvernements, de la société. Les enfants devraient être éduqués correctement et comprendre qu’il y a de bonnes et mauvaises personnes dans le monde, qu'il n'y a pas de religions, couleurs ou d'orientations sexuelles différentes."

"Nous ferons notre part et je pense que les gouvernements devraient faire leur part ainsi que toutes les institutions", conclut Aleksander Ceferin, qui ne pourra finalement pas empêcher les clubs fondateurs de la Super League de disputer leur demi-finale de Ligue des champions. Même si des sanctions pourraient bel et bien tomber, cette fois.

JAu