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Tout ce qu'il faut savoir sur Ludogorets, l’adversaire méconnu du PSG

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Le PSG se déplace ce mercredi à Sofia pour affronter le Ludogorets Razgrad en Ligue des champions (20h45). Un rendez-vous en terre inconnue pour les joueurs d’Unai Emery face aux quintuples champions de Bulgarie, qui n’avaient jamais évolué en première division il y a cinq ans.

Une petite ville sans charme

On ne va pas à Razgrad pour passer ses vacances. D’ailleurs, on n’y va pas du tout. Cette petite ville au nord-est de la Bulgarie n’est pas franchement une destination touristique. Hormis les ruines d’une ancienne cité romaine et une grande mosquée, les lieux n’ont rien à offrir aux éventuels visiteurs. Avec ses 35 000 habitants, la commune située près de la frontière roumaine (et jumelée avec Châlons-en-Champagne) est réputée pour son calme, son centre agricole et ses usines. Et depuis peu pour son club de football : le Ludogorets (« la forêt sauvage » en VO).

Un club sorti de nulle part

Fondé en 1945, le PFC Ludogorets Razgrad a vécu une ascension supersonique. Il y a un peu plus de cinq ans, le club n’avait encore jamais connu la première division. Mais dès son arrivée dans l’élite en 2011-2012, la petite équipe de Province a claqué un improbable doublé Coupe-championnat. Avant de remporter les quatre titres suivants au nez et à la barbe des formations historiques de Sofia (Levski, CSKA et Slavia). On parle donc d’un quintuple champion de Bulgarie.

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Un généreux mécène

Si Ludogorets est devenu en quelques années la référence de Bulgarie, il le doit avant tout à Kiril Domuschiev. L’homme d’affaires de 47 ans, qui a fait fortune dans l’industrie pharmaceutique, a investi pas mal d’argent pour faire du club de Razgrad une machine à gagner dans son pays. Mais sans folie non plus. Alors que le portefeuille personnel de son patron est estimé à 500 millions d’euros, Ludogorets dispose d’un budget annuel inférieur à 10 millions d’euros. C’est moins que les salaires de Thiago Silva ou Angel Di Maria. A l’échelon local, c’est énorme. Au niveau européen, c’est quand même très léger.

Un stade pas (du tout) aux normes

La Ludogorets Arena ressemble plus à un stade de National qu’autre chose. Avec ses 8800 places et son cadre bucolique, l’enceinte accueille en moyenne 2000 spectateurs pour les matchs de championnat. Et il parait que c’est plutôt pas mal en Bulgarie… Ce cadre amateur n’est évidemment pas homologué par l’UEFA. C’est donc au stade Vassil-Levski de Sofia (43 000 places), à 300km de là, que les joueurs de Georgi Dermendzhiev disputent leurs matchs de Ligue des champions. Sans transporter les foules. L’an passé, le club de Razgrad a même failli disputer son barrage de C1 face à Bâle en Roumanie. La date du match était susceptible de correspondre à un concert des Pink Floyd prévu dans le stade...

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Claudiu Keseru et une colonie brésilienne

Depuis l’arrivée de Domuschiev et de son chéquier extensible, Ludogorets s’est internationalisé. L’effectif compte aujourd’hui dix nationalités différentes. Les Brésiliens, dont certains ont été naturalisés, étant les plus représentés, à l’image de l’attaquant Jonathan Cafu. Mais le groupe bulgare compte aussi quelques visages connus du public français. A commencer par Claudiu Keseru. L’attaquant roumain, passé par le FC Nantes, Libourne, Tours et Angers, a rejoint le club l’été dernier après une pige au Qatar. José Luis Palomino, l’ancien défenseur de Metz, est lui arrivé lors du dernier mercato. Gustavo Campanharo, ex-Evian-Thonon-Gaillard, et Abel Anicet, formé à l’AJ Auxerre, sont également de l’aventure.

Un héros dans l’effectif

Jouer devant une tribune qui porte son nom, ce n’est pas banal. C’est ce que vit actuellement Cosmin Moti. Le défenseur roumain est une légende vivante à Razgrad. Et dans toute la Bulgarie. C’est lui qui a qualifié pour la première fois Ludogorets en Ligue des champions à l’été 2014. Au terme d’une fin de match hollywoodienne. Après l’expulsion de son gardien, Moti a pris place dans les buts pour la séance décisive face au Steaua Bucarest. Et dans l’euphorie la plus complète, il a stoppé deux tirs adverses, après avoir transformé le sien. De quoi envoyer les siens au paradis.

Une seule expérience en C1

Ludogorets participe pour la deuxième fois à la phase de poules de la Ligue des champions. La première, c’était donc en 2014-2015. Et les Bulgares n’avaient pas été ridicules. Après être tombés avec les honneurs à Bernabeu et à Anfield (2-1), ils avaient accroché Liverpool (2-2) et battu le FC Bâle (1-0). Insuffisant toutefois pour atteindre les 8es de finale. Cette saison, ils ont débuté leur campagne par un nul prometteur sur le terrain de Bâle (1-1). Paris ferait bien de ne pas les prendre de trop haut.

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https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Journaliste RMC Sport