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Nantes: "Une saison de merde" pour Kita malgré le maintien

Le maintien arraché malgré la défaite (0-1) face à Toulouse dimanche soir n’a pas apaisé les tensions qui règnent au FC Nantes depuis plusieurs mois. Le président du club, Waldemar Kita, parle "d’une saison de merde".

C’est l’un des rares points sur lequel les supporters du FC Nantes et le président du club, Waldemar Kita, sont probablement d’accord. Malgré le maintien obtenu de justesse à la Beaujoire après la défaite (0-1) face à Toulouse lors du barrage retour, c’est "une saison de merde" qu’ont vécu les Canaris. Le président nantais aurait qualifié ainsi la saison de son groupe devant les salariés du club quelques minutes après la conférence de presse d’après match, selon les informations de 20 Minutes. "J’espère qu’on ne refera plus jamais ça" a-t-il poursuivi.

Du côté d’Alban Lafont, c’est le soulagement qui a pris le dessus dimanche soir : "Franchement, jusqu'au bout, jusqu'à la dernière minute, il a fallu aller chercher le maintien. C'était une saison très dure, jusqu'au bout... Je suis soulagé parce que vous ne pouvez même pas vous imaginer la pression que c'est, cette pression que l'on a eue, nous les joueurs, le staff et tous ceux qui nous entourent, nos familles... On ne peut pas le décrire."

Une posture partagée par son coach. Antoine Kombouaré évoquait lui "un petit miracle" préférant se concentrer sur le maintien en Ligue 1: " C’est la première fois que je suis heureux après une défaite, que j’ai autant d’émotion, que je crie de joie comme ça. On est passés par la toute, toute petite porte. C’est mérité, mais on a eu très peur. Aujourd’hui, on s’en fout, on a perdu, mais le maintien c’est l’essentiel. Ces joueurs ont vécu une saison incroyable, tellement compliquée, c’est la récompense de leur abnégation, de leur travail, et aussi un peu de leur talent."

Des salariés du FC Nantes agressés

Le technicien, quatrième entraîneur de cette saison nantaise après Gourcuff, Collot et Domenech, devrait pouvoir s’inscrire dans la durée avec le groupe. Kombouaré a validé grâce au maintien une prolongation de deux saisons.

Pas certain que cette nouvelle calme les tensions avec les supporters. Ils dénoncent depuis des mois la gestion de Kita et les licenciements successifs des entraîneurs. Un mécontentement qui a basculé dans la violence dimanche soir. Un groupe d’une dizaine de personnes cagoulées a fait irruption dans les travées de la Beaujoire et agressé plusieurs membres du personnel.

Plusieurs supporters avaient organisé le week-end précédent l’enterrement symbolique du "FC Kita". Le cercueil avait été déterré par la direction une fois le maintien obtenu. Ces violences pourraient être des représailles.

Justine Saint-Sevin