RMC Sport

Platini "ne s'interdit pas" un retour et défend la Coupe du monde au Qatar

Dans une interview au quotidien allemand Die Welt, Michel Platini laisse la porte ouverte pour un retour dans le monde du foot. Et prend la défense de l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar.

Michel Platini, ex-patron français du football européen, affirme "ne pas s'interdire" un retour aux responsabilités sportives et défend l'attribution du Mondial 2022 au Qatar, vendredi dans une interview au quotidien allemand Die Welt.

Le triple Ballon d'or est visé depuis 2015 par une procédure de la justice suisse pour un paiement suspect de 2 millions de francs suisses par Sepp Blatter, alors président de la Fifa. Il est depuis écarté de toutes responsabilités sportives.

Pense-t-il à un éventuel retour? "Laissez-moi d'abord y réfléchir en toute tranquillité, rien ne presse", répond l'ancien président de l'UEFA.

"Je ne m'interdis rien. Si je pense que c'est bon pour le football et que je peux encore être utile, alors je m'y engagerai pleinement", ajoute Platini, précisant que "ce sera alors la dernière fois". "Sinon, je resterai à la maison et continuerai ma retraite".

Platini regrette d'avoir été "trop transparent" sur son vote pour le Qatar

L'ancien international français défend de nouveau l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar, qu'il soutenait quand il était aux responsabilités, même si depuis il dit n'avoir eu "que des problèmes sur les bras".

Cette attribution était-elle une "bonne décision"? "Bien sûr", répond Platini.

"Les pays arabes ont déjà posé leur candidature à dix reprises pour accueillir la Coupe du monde. C'est important pour le développement du football et c'est exactement la raison pour laquelle j'ai voté pour eux, à condition que la Coupe du monde ait lieu en décembre, ce qui sera le cas", détaille-t-il.

"Je m'attends à une très bonne Coupe du monde. A 25 degrés, la climatisation ne sera pas nécessaire", veut croire l'ancien patron du football européen.

"Mon seul regret est d'avoir été trop gentil, trop transparent, parce que j'ai dit ouvertement que j'avais voté pour le Qatar. Je suis le seul des quinze à l'avoir admis, et je n'ai eu des ennuis depuis", regrette l'ancien meneur de jeu des Bleus.

LP avec AFP