RMC Sport

"C'est mon club", la déclaration d'amour de Wesley Fofana pour l'OM

Dans une interview accordée à Oh My Goal, le jeune défenseur central français Wesley Fofana, passé la saison dernière de Saint-Etienne à Leicester, raconte son enfance compliquée à Marseille et ses liens particuliers avec l'OM.

Des Pinchinades, le quartier de Vitrolles où il a grandi et tapé dans ses premiers ballons, à la toute-puissante Premier League, en passant par Saint-Etienne. Pur produit des Bouches-du-Rhône, puis formé chez les Verts, Wesley Fofana (20 ans) connaît une ascension fulgurante, seulement freinée depuis quelques semaines par une grave blessure subie à la jambe gauche après un tacle assassin d’un joueur de Villarreal en amical. La saison dernière, pour sa découverte de l’Angleterre, il a été aligné à 28 reprises en Premier League et mis tout le monde d’accord sur son talent, justifiant d'entrée les 35 millions d’euros déboursés par Leicester pour l’arracher à Saint-Etienne alors qu’il affichait moins de 20 matchs de Ligue 1 au compteur.

"C'est mon club"

Epanoui outre-Manche malgré ce passage à l’infirmerie, Fofana n’en oublie pas pour autant ses racines. Et encore moins l’OM, son club de cœur. Dans un entretien accordé vendredi à Oh My Goal, le jeune défenseur central français a une nouvelle fois clamé son amour pour Marseille. "L’OM, ça restera toujours un rêve, dit-il. Peut-être que ça va se passer dans ma carrière, je ne sais pas, je ne peux pas savoir. Mais ça restera toujours un rêve parce que c'est ma ville. C'est mon club, celui que j'ai supporté étant petit, et que je supporte toujours. Quand je regarde les matchs de l'OM, je suis comme un fan, je crie, je chante, c'est comme ça, c'est mon club. Mais entre ce que je veux et ce que je pourrais, je ne peux pas savoir, donc on verra bien."

Il est aussi revenu sur son enfance marseillaise. "On faisait comme on pouvait, c’était dur, raconte-t-il. Tout le monde essayait de s’en sortir. Ma mère a déménagé avec mes petites sœurs à Félix-Pyat, un quartier compliqué. Je suis parti avec elles et la vie était difficile. Ça a fait mon mental, j’ai vu la difficulté de près. Je voulais sortir ma mère et mes sœurs de là. Je me suis dit qu’il fallait que ça marche au foot. On était cinq et on vivait dans un endroit avec deux chambres. J’avais 12-13 ans à cette époque. Dès que j’ai signé pro, j’ai directement fait venir ma mère à Saint-Etienne."

RR