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Liverpool a payé un million d'euros à Manchester City après des accusations d'espionnage

Le quotidien anglais The Times a révélé que Liverpool avait payé un million de livres à Manchester City en 2013, après des accusations d'espionnage de leur logiciel de recrutement.

L'affaire avait réussi à rester confidentielle, jusqu'à aujourd'hui. The Times révèle que Liverpool a payé un million de livres à Manchester City en 2013, après des accusations d'espionnage de leur logiciel de recrutement. Le quotidien britannique précise que l'accord entre les deux clubs ne contient pas de reconnaissance de culpabilité de la part de Liverpool. 

Une surveillance du recrutement de City

Au coeur du scandale, Scout7, un logiciel de recrutement qui permet de superviser des milliers de joueurs dans le monde entier. En 2013, Manchester City a accusé deux de ses anciens recruteurs partis à Liverpool d'avoir eu accès à leur base de données "plusieurs centaines de fois" entre juin 2012 et février 2013 pour surveiller quels joueurs intéressaient City. Il ne s'agirait pas d'un piratage à proprement parler, la société Scout 7 insistant sur le fait que l'intégrité de son logiciel n'a pas été compromise, mais de l'utilisation des codes d'accès d'un autre recruteur, lui toujours au club, à son insu. 

Le directeur sportif de Liverpool concerné

Les recruteurs visés étaient Dave Fallows, aujourd'hui responsable du recrutement du club, et Julian Ward, anciennement à la tête du recrutement en Espagne et au Portugal et désormais en charge des prêts et partenariats. Le directeur sportif de Liverpool Michael Edwards était également visé par City. Manchester City a commencé à se méfier après des approches de Liverpool pour Paolo Fernandes, un jeune Espagnol de Zaragoza pisté par City (qu'il a finalement rejoint en 2017). Ils ont alors fait appel à des experts en cyber-sécurité pour remonter la piste jusqu'à Liverpool. 

Manchester City et Liverpool sont tombés d'accord sur un règlement secret, stoppant la plainte avant qu'elle n'atteigne les tribunaux. Liverpool et les individus concernés n'ont toutefois pas reconnu leur culpabilité, malgré le paiement. Selon The Times, la Premier League n'était pas au courant de cette accord. 

HM