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Tottenham: les mots forts de Serge Aurier après le meurtre de son frère

Serge Aurier a pris la parole ce jeudi, quelques jours après le meurtre de son frère à Toulouse. Dans un entretien à La Dépêche du Midi, le défenseur de Tottenham explique notamment pourquoi il a tenu à jouer rapidement afin d’entamer son deuil.

Après le drame, le temps du deuil a commencé pour Serge Aurier. Le latéral de Tottenham s'est confié ce jeudi sur son ressenti, quelques jours après le meurtre de son frère Christopher à Toulouse pour lequel le suspect a déjà avoué son crime.

Aurier tenait à vite rejouer

Titulaire lors de la victoire des Spurs à Newcastle (3-1) mercredi, l'international ivoirien a remercié son club et ses partenaires pour leur soutien et expliqué pourquoi il avait tenu à jouer face aux Magpies, alors que José Mourinho lui avait proposé de se mettre en retrait.

"Surtout je remercie mon équipe, Tottenham. J’ai joué mercredi soir. Les joueurs du club ont dédié le match à sa mémoire, a indiqué Serge Aurier auprès du journal La Dépêche du Midi. J’en ai discuté avec l’entraîneur. Je voulais jouer car on restera toujours debout. Je voulais faire ce match-là et je l’ai fait. C’était un match à enjeu, on a gagné. Je savais que je ne serais pas tout seul sur le terrain."

"Je n’ai pas de sentiment de haine ou de vengeance"

L'ancien défenseur du PSG a ensuite accepté de revenir sur les circonstance de ce meurtre pour "une histoire de fille". Selon Serge Aurier, son frère Christopher aurait ainsi été tué par le compagnon d'un ex petite-amie, qui n'aurait pas supporter de les voir échanger. Le défenseur de Tottenham entend désormais tourner la page et laisser la justice se charger de l'affaire. Selon l'Equipe, le suspect a été mis en examen.

"C’est une bonne nouvelle qu’il se soit rendu. C’est très intelligent de sa part. Aujourd’hui, il faut apaiser les choses. Je n’ai pas de sentiment de haine ou de vengeance, a encore expliqué l'Ivoirien de 27 ans. J’évolue dans un métier où il faut être calme. Je suis calme. J’ai confiance en la justice. Je suis attristé, je suis dans le regret. Je continue à pleurer la mort de mon frère."

JGL