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Présidence de la Confédération africaine: la voie royale pour Motsepe

Le Sud-Africain Patrice Motsepe, candidat à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF), en conférence de presse à Johannesburg, le 25 février 2021

Le Sud-Africain Patrice Motsepe, candidat à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF), en conférence de presse à Johannesburg, le 25 février 2021 - Phill Magakoe © 2019 AFP

A quelques jours de l'élection présidentielle de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe apparaît comme le grand favori au poste. Le Sud-Africain peut compter sur le soutien d'anciens rivaux, qui se sont ralliés à lui.

Il y a encore un mois, pas moins de six candidats briguaient la présidence de la Confédération africaine de football. Alors que l’élection se rapproche à grand pas (le 12 mars à Rabat), la voie s’est dégagée pour le Sud-Africain Patrice Motsepe (58 ans). Le président des Mamelodi Sundowns a vu, ces derniers jours, deux candidats sérieux se désister et se ranger derrière sa candidature.

Des candidats se rallient à Motsepe

L’Ivoirien Jacques Anouma et le Sénégalais Augustin Senghor ont décidé de retirer leur candidature pour "accepter une position consensuelle qui nous a été soumise par la Fédération internationale de football, le Maroc et l’Egypte au nom de l’intérêt supérieur du football africain", selon un communiqué.  

Par ailleurs, le candidat algérien, Kheïredine Zetchi, ne pourra pas non plus défendre ses chances, la commission de la fédération internationale de football ayant pointé du doigt le fait qu'il avait omis "de signaler des sanctions imposées par la CAF et la Ligue de football professionnel algérienne". Pour rappel, une enquête formelle de la commission d’éthique de la Fifa avait rendu le candidat congolais Constant Omari "inéligible".

Le premier président anglo-saxon?

Il y a bien le candidat et président sortant, le Malgache Ahmad Ahmad, mais sa candidature souffre d’abord des turbulences qui ont émaillé son mandat, mais aussi et surtout d’une sanction du comité d’éthique de la Fifa le suspendant pour cinq ans de toute activité liée au football. Depuis, Ahmad a fait appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) et il est suspensif. Auditionné les 2 et 3 mars, le président sortant n’a toujours pas reçu le verdict.  

Reste la candidature du Mauricien Ahmed Yaya, qui ne s’est pas encore rétracté mais qui ne semble à ce jour pas constituer un candidat de poids face à Patrice Motsepe. Le suspense en a donc pris un coup. Et Gianni Infantino, président de la Fifa, s’est défendu récemment de toute ingérence dans le processus électoral de la CAF… Le Sud-africain et milliardaire Patrice Motsepe pourrait donc devenir, le 12 mars à Rabat, le premier président anglo-saxon de la Confédération africaine de football.  

Timothée Maymon