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Real-Barça : Varane, jeune classique

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Le 223e match de l’histoire entre le Real et le Barça se solde par un nul (1-1) et la place en finale de la Coupe du Roi se jouera donc lors de la demi-finale retour. Ce qui n’a pas empêché Raphaël Varane de marquer pour son premier Clasico.

Plus de Guardiola, un Mourinho qui ne parle pas à la presse, pas de quoi rendre ce 223e Clasico de l’histoire bien tendu. Les phrases d’avant-match ont disparu et si la rivalité demeure elle ne se traduit, pour une fois, qu’en termes footballistiques. Dès le coup d’envoi on retrouve la configuration habituelle, un Barça qui construit patiemment, alternant collectif et coups de génie face à un Real Madrid solide et offensif et qui met le pied sur le ballon au moyen d’une grosse dépense d’énergie. Mais on ne se refait pas et les Merengues privilégient les contres éclairs, notamment via Cristiano Ronaldo, capitaine d’un soir pour son 600e match chez les pros. Si le Portugais était le patron ce mercredi soir, c’est que ni Casillas, ni Ramos n’étaient de la partie (blessure et suspension). L’occasion pour le jeune Raphaël Varane de disputer, en charnière centrale, le tout premier Clasico de sa carrière.

Après donc une bonne entame du Real, les Catalans, patients et appliqués, reprennent doucement le contrôle de la rencontre. Une domination latente qui se concrétise à la 13e par une reprise de volée de Jordi Alba qui passe à droite du but. Bien rythmée, la première mi-temps voit ensuite Xavi (coup-franc à la 21e), puis Benzema (27e) se monter un peu. Mais si l’intensité est là, le tableau d’affichage reste vierge.

Varane décisif

Une anomalie que le Barça corrige dès la reprise, quand Messi profite d’une grosse bourde de Callejon pour partir en trombe et lancer un Cesc Fabregas qui a retrouvé ses réflexes d’attaquant de l’Euro et ajuste Diego Lopez à bout portant. Une ouverture du score qui, comme souvent dans les affrontements entre les deux plus grands clubs d’Espagne, permet aux Catalans de prendre l’avantage psychologique et d’étouffer doucement les Madrilènes. Mais malgré sa grosse pression de la première période, le Real n’est pas encore complètement dépassé physiquement et parvient, à la 67e, à sérieusement inquiéter Pinto et l’arrière-garde du Barça.

Özil explose sur le côté droit, centre pour Ronaldo qui croit avoir l’égalisation au bout du crampon, mais Pique lâche un tacle monumental de précision et confisque littéralement la gonfle au Portugais. Quelques minutes plus tard, Pedro manque l’occasion de tuer le match en croisant trop sa frappe alors qu’il était parvenu à se retrouver seul face à Lopez. Pire qu’une action ratée, puisque Raphaël Varane, déjà auteur d’un match énorme en défense, vient mettre son grain de sel en attaque et profite d’un nouveau centre d’Özil pour battre Fabregas et Pique au duel aérien (rien que ça) et égaliser à la 81e. La fin de match est tout aussi mouvementée, on passe d’une cage à l’autre, mais le score ne bouge plus et les comptes devront se régler lors de la demi-finale retour au Camp Nou (le 27 février). D’ici là, l’histoire retiendra un 48e nul entre Madrid et Barcelone. Varane, lui, aura d’autres souvenirs. 

Raphael Cosimano