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Santos: Robinho évoque sa condamnation pour viol et accuse... la victime et les féministes

Condamné à neuf ans de prison en Italie pour un viol collectif commis en 2013, Robinho a rompu son contrat avec le club de Santos jeudi, sous la pression. Le Brésilien a livré, dans la foulée, une longue interview aux médias de son pays. Pour se défendre...

Ancien prodige du football brésilien, passé par le Real Madrid, Manchester City et l'AC Milan notamment, Robinho n'est plus un habitué des pages sportives depuis quelques années et son exil vers des destinations moins prestigieuses. Son nom s'est plutôt retrouvé dans la catégorie des faits divers.

Déjà accusé de viol en 2009, à l'époque où il jouait à City, Robinho a été condamné, fin 2017, à neuf ans de prison en Italie pour "viol en réunion". En janvier 2013, le joueur a participé, selon la justice, au viol collectif d'une jeune femme albanaise de 22 ans dans une discothèque de Milan. Sans purger sa peine, faute d'accord pour une extradition.

Il admet juste une "relation intime avec consentement mutuel"

Alors qu'il venait de signer un contrat de cinq mois avec Santos, l'attaquant se retrouve libre. Son club formateur et lui-même ont rompu ledit contrat vendredi, sous la pression populaire mais aussi devant le désengagement de certains sponsors. Robinho, âgé de 36 ans, a accordé une interview à UOL et Globo Esporte. Il est revenu en longueur sur toute cette affaire.

Quoi qu'en dise la justice italienne, le buteur se défend. Il n'en dit pas trop, car "les avocats disent que (je) ne peux pas en parler". Mais les quelques détails qu'il donne sont pour le disculper: "Une femme m'a approché, on a commencé une relation intime avec consentement mutuel. Quelques minutes ont passé. Nous nous sommes touchés. Puis, je suis rentré chez moi", assure-t-il. Il ajoute: "Il n'y a pas eu de rapport sexuel ni de pénétration, rien de tout cela."

"Je sais ce que j'ai fait"

Robinho se veut prudent quand il évoque ses amis et les rapports que ces derniers ont eu avec la victime: "S'ils lui ont fait quelque chose, je ne peux pas en parler à leur place. Je sais ce que j'ai fait avec elle, avec son consentement."

Le footballeur décrit une jeune femme consciente, consentante donc. Ses arguments: "Quand elle m'a approché, elle n'était pas ivre. Elle se souvenait de mon nom, de qui j'étais. Celle qui boit ne peut se souvenir de quoi que ce soit. Elle, elle s'en rappelait. Le fait qu'elle soit allée dans un autre club avec des mecs, ça montre qu'elle n'a pas été violée. La personne qui se fait violer (...) ne partirait jamais pour aller ailleurs avec les mêmes mecs."

Des déclarations en contradiction avec celles provenant d'écoutes téléphoniques et dont s'est servie la justice italienne au moment de le condamner. Dans celles-ci, Robinho clamait: "Je ris parce que je m'en fous, la femme était complètement saoule, elle ne sait même pas ce qui s'est passé." Aujourd'hui, le Brésilien se défend en dénonçant des propos pris hors contexte "pour faire vendre des journaux".

Robinho dénonce "ce mouvement féministe"

Les médias, la justice italienne et la jeune femme qu'il accuse de mentir ne sont pas les seules cibles de Robinho. Pour lui, sa condamnation est aussi le fruit des récents débats sociétaux. "Malheureusement, il y a ce mouvement féministe...", lance-t-il. Marié et père de trois enfants, Robson de Souza (son véritable nom) n'admet qu'un seul crime: "Je regrette d'avoir trompé ma femme. C'est mon regret."

L'homme aux 100 capes avec la Seleçao estime avoir "beaucoup changé ces sept dernières années", que ce qu'il s'est passé dans cette discothèque en 2013 l'a "changé pour le meilleur". "La question est: quelle fut mon erreur? Quel crime ai-je commis? L'erreur fut de ne pas avoir été fidèle à ma femme", estime-t-il.

NB