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Cris racistes contre Balotelli: les explications choquantes du chef des ultras du Hellas Vérone

Le capo du groupe des ultras du Hellas Vérone qui a entonné des cris racistes contre Mario Balotelli, dimanche face à Brescia, a donné des justifications immondes à ces agissements.

A chaque débordement la même justification. Alors que l’entraîneur et le président du Hellas Vérone ont minimisé la portée des cris racistes émis contre Mario Balotelli, dimanche, le capo des ultras les a lui qualifiés de folklore avant de se lancer dans explications bien plus répugnantes et totalement assumées. 

"Balotelli a décidé de faire le clown"

Interrogé sur une radio vénitienne, Radio Cafè, Luca Castellini a donné des justifications évidemment bancales et ordurières. "Balotelli, qui est un joueur fini, a décidé, hier, de faire le clown et de lancer le ballon dans les tribunes, a-t-il déclaré. L’année prochaine, Balotelli ne jouera plus au football, il passera à la télévision pour devenir la première dame. Dès qu’il est passé devant le virage de Vérone, il a décidé de lancer le ballon."

Invité à écouter les cris racistes entendus sur des vidéos de la scène mises en ligne sur les réseaux sociaux, le capo s’est cherché des excuses. "Ce ne sont que quelques personnes, dix ou sept, a-t-il balayé. Nous avons une culture identitaire d’un certain type. Nous sommes partisans de provocations qui prennent le joueur visé par les c…, celui qui a les chevaux longs, celui qui est chauve, le joueur du Sud, le joueur de couleur mais on ne le fait pas avec un instinct politique ou raciste. C’est du folklore, ça s’arrête là. Quand Balotelli a lancé le ballon, l’arbitre ne savait même pas pourquoi. Vous verrez que la tribune de Vérone ne sera pas sanctionnée. Ces cris sont ceux de quatre personnes qui n'ont été entendues que par ceux qui ont réalisé la vidéo. Balotelli les a entendues dans sa tête."

"Il ne pourra jamais être complètement Italien"

"Balotelli est Italien parce qu'il a la citoyenneté italienne, mais il ne pourra jamais être complètement Italien", a-t-il poursuivi. Face aux preuves accablantes, Castellini assure pourtant ne pas être raciste. "Nous avons aussi un noir dans l'équipe, qui a marqué hier, et tout le public a tapé dans les mains." Habituellement très clémente sur ce genre de dérapage, la Fédération italienne a, avec la teneur de ce ces propos, des preuves accablantes et assumées pour sévir.

NC