RMC Sport

Inter-Naples: Le coup de gueule de Spalletti contre ses supporters racistes

L’entraîneur de l’Inter, Luciano Spalletti, a dénoncé le racisme dont a été victime Kalidou Koulibaly, lors du match entre son équipe et Naples mercredi soir. Le Franco-Sénégalais avait été visé par des cris de singes, lancés par des supporters milanais depuis les tribunes..

“Il est temps de dire adieu au racisme et à toutes formes de discriminations dans le football.” En conférence de presse vendredi, Luciano Spalletti a dénoncé les cris de singes visant le joueur de Naples Kalidou Koulibaly, à San Siro mercredi soir (1-0 pour l’Inter).

Spalletti a assuré que la victoire “contre Naples n’a pas été influencée par cet épisode! Ce serait donner trop de mérite à ceux qui ont fait ça.” Il en a aussi profité pour rappeler: “Nous sommes avec Koulibaly, nous sommes à ses côtés, aux côtés d’autres joueurs qui sont ciblés”.

Avant lui, c’est Carlo Ancelotti qui avait pris la parole et menacé: “La prochaine fois, on quittera le terrain”.

Deux matches à huis-clos

La Ligue italienne a infligé, dans l’immédiat, deux matches à huis-clos pour l’Inter, en raison de ces “chants offensants à caractère raciste”. Une sanction plus rapide et plus sévère qu'à l'accoutumée. Une condamnation qu’accepte l’entraîneur Spalletti: “Jouer à huis-clos ne nous fera pas plaisir, mais si c’est le prix à payer pour remporter ce combat, nous l’acceptons volontiers.”

Le brassard de capitaine pour Asamoah ?

Cet épisode a eu des échos au-delà de la sphère footballistique. Le maire de Milan, Giuseppe Sala, a demandé “pardon” à Koulibaly. Il a aussi proposé que le brassard de capitaine soit, le temps d’un match, confié au Ghanéen Kwadwo Asamoah. S’il n’est pas contre, Luciano Spalletti voudrait aussi des mesures à long terme.

Les politiques s’en mêlent

Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a également qualifié de "très graves" les cris de singe lancés par des tifosi milanais contre le défenseur franco-sénégalais. Il veut discuter avec le ministre chargé des Sports “pour voir si on peut renforcer les peines, en maintenant un seuil d'efficacité. Il faut une réaction forte de la part de tous”.

Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur et homme fort du gouvernement italien (extrême-droite), s'est lui déclaré vendredi opposé aux deux matches à huis-clos, qui "condamnent les vrais tifosi, des millions de personnes qui ont le droit de suivre leur équipe et qui ne doivent pas être confondus avec quelques délinquants circulant avec un couteau dans la poche".

JM avec AFP