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Juventus: le fils de Pirlo dénonce les menaces et insultes qu'il reçoit

Lassé de recevoir chaque jour des insultes et des menaces de supporters de la Juventus en colère après son père, le fils d'Andrea Pirlo a vidé son sac sur les réseaux sociaux.

Tristement éliminée de la Ligue des champions par Porto en huitièmes de finale, seulement quatrième de Serie A après son match nul contre la Fiorentina ce week-end (1-1), la Juventus vit une saison pour le moins compliquée. Dans ce contexte, un homme est particulièrement pointé du doigt: l'entraîneur Andrea Pirlo.

Mis sous pression par son directeur sportif Fabio Paratici, l'ancien milieu de terrain subit depuis quelques mois les critiques et les insultes de supporters frustrés sur les réseaux sociaux. Lui... mais aussi sa famille.

Lassé de recevoir des injures et des menaces pour la simple raison qu'il se nomme Pirlo, son fils Nicolo, 17 ans, a publié ce lundi la capture d'un message reçu ("Tu devrais mourir comme ton père") et vidé son sac.

"Chaque jour je reçois des messages de ce genre, non pas parce que je fais quelque chose de spécial, mais seulement parce que je suis le fils d'un coach"

"Je ne suis pas une personne qui juge, je n'aime pas le faire, écrit-il dans un premier temps. Chacun a le droit de dire ce qu'il veut, je suis le premier à le faire et je ne voudrais jamais que quelqu'un me prive de ma liberté d'expression."

Encore faut-il en faire bon usage... "Mes parents m'ont appris à avoir des idées et surtout à écouter celles des autres, poursuit Nicolo Pirlo. Mais je pense qu'il y a une limite à tout et que cette limite est dépassée depuis un certain temps. J'ai 17 ans et chaque jour je reçois des messages de ce genre, non pas parce que je fais quelque chose de spécial, mais seulement parce que je suis le fils d'un coach, qui ne peut pas plaire à tout le monde. Ce serait ma 'faute' et la raison pour laquelle je reçois chaque jour des messages de mort et diverses insultes."

Pirlo fils, qui a depuis reçu le soutien de plusieurs personnalités du foot comme Vincenzo Iaquinta ou Giovanni Kean (le frère de Moise), mais aussi de l'ancien ministre de l'Intérieur Matteo Salvini, appelle les auteurs des messages à une petite réflexion: "Je voudrais vous demander de vous mettre à ma place une seconde, et vous demander comment vous vous sentiriez."

C.C.