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Le message assez clair de Sarri pour les supporters de Naples qui craignent sa trahison

Alors qu'il disait vouloir rester à Chelsea, Maurizio Sarri a expliqué son mal du pays dans une interview accordée à Vanity Fair, en Italie. Et son discours à propos des supporters de son ancien club, le Napoli, laisse entendre que son arrivée à la Juve ne fait plus guère de doutes.

Certains parleront de faux-semblants, d'autres de sécurité. Mais c'est une vraie volte-face médiatique que semble opérer Maurizio Sarri. Mercredi dernier encore, après le sacre de Chelsea en Ligue Europa contre Arsenal (4-1), le technicien italien disait son envie de rester au club. Reprenant son discours pro-Angleterre, émis quelques jours plus tôt.

Il disait vouloir rester à Chelsea, la semaine dernière

"J'ai encore deux ans de contrat. On verra à partir de demain (jeudi), si les conditions sont réunies pour poursuivre, insistait-il sur RMC Sport. Je pense que oui, mais il va falloir avoir cette discussion, c'est normal. Oui, j'aimerais bien rester. La Premier League est pour moi le plus grand championnat d'Europe, et même du monde. Je suis donc très heureux d'être ici."

"Très heureux"? Pas tant que ça finalement. Dans un entretien à Vanity Fair Italie à paraître mercredi, l'ancien coach de Naples confie avoir le mal du pays. "Pour nous les Italiens, l'appel de la maison est fort, résume Sarri. Vous sentez qu'il vous manque quelque chose. Ce fut une année pesante. Je commence à sentir le poids de l'éloignement des amis, de mes parents âgés, que je vois rarement. Mais à mon âge, les choix que je fais sont professionnels. [...] Le banc, c'est un travail difficile. Et quand je rentre chez moi en Toscane, je me sens comme un étranger."

Le message aux supporters de Naples

Il serait donc temps de rentrer? Très fortement pressenti pour succéder à Massimiliano Allegri sur le banc de la Juve, Maurizio Sarri ne se cache presque plus. A tel point qu'il semble presque préparer les supporters de son ancien club, le Napoli, à son passage à l'ennemi turinois.

"Les Napolitains savent mon amour pour eux, insiste-t-il. L'année dernière, j'ai choisi de ne pas entraîner une autre équipe italienne. Mais ce métier peut amener sur d'autres chemins. Notre relation ne changera pas. [...] Que signifie la fidélité? Et si vous vous faisiez renvoyer? Faut-il rester fidèle à une femme dont vous avez divorcé?" Presque un aveu. 

Un rappel à Ronaldo?

Avec un petit message pour son probable futur joueur, Cristiano Ronaldo? Interrogé sur la notion de grand joueur, Maurizio Sarri plante le décor. "Il existe des équipes moyennes composées de grands joueurs et de grandes équipes avec des joueurs moyens. Je travaille là-dessus. Le champion est celui qui est disponible pour l'équipe, sinon il n'est qu'un bon joueur, résume l'Italien. [...] Le plaisir collectif est contagieux. Si vous jouez seul, vous vous ennuyez au bout de cinq minutes."

A.Bo