RMC Sport

Simonet : "Croyez-moi, j’ai les mains propres"

Selon le rapport d'accusation présenté par la justice américaine, Jack Warner, l’ancien président de la Concacaf banni de la FIFA et inculpé ce mercredi matin, aurait touché un pot de vin lors du choix du pays hôte de la Coupe du monde 1998, organisée par la France. A l'époque, Jack Warner était membre du comité exécutif de la FIFA. Pour Claude Simonet, président de la FFF entre 1994 et 2005, les dirigeants français n’ont pas à être mouillés dans cette affaire de corruption.

Claude Simonet, quelle est votre réaction suite à cette affaire ?

D’abord, je ne faisais pas partie du comité de candidature car je n’ai été président (de la FFF) qu’en 1994, donc quand je suis arrivé la Coupe du monde était déjà attribuée à la France (en juillet 1992). Par contre, j’étais effectivement président quand il y a eu le congrès de la FIFA en 1998, à la Fédération française de football. Mais à cette époque-là il n’a été question que de l’élection entre M. Blatter et M. Johansson. Je n’ai aucun souvenir qu’on soit venu me demander de voter pour l’un ou pour l’autre.

Fernand Sastre, co-président du comité d’organisation de la Coupe du monde 1998, a-t-il pu avoir recours à des méthodes illégales ?

Fernand Sastre était un grand monsieur, un homme de finances, qui n’a certainement pas trempé dans de telles malversations. C’est impossible. Je ne le crois pas. J’avais une énorme estime pour ce grand dirigeant. Ça me paraît être une drôle d’affaire. En tout cas croyez-moi, j’ai les mains propres.

Avez-vous rencontré Jack Warner à cette époque ?

Je me souviens de l’avoir rencontré lorsque j’étais simplement président de la Ligue de l’Atlantique, au moment où les gens de la FIFA sont venus visiter le stade de Nantes, qui a été retenu (pour accueillir des matchs de la Coupe du monde). M. Warner faisait partie de la délégation. C’est la seule fois où je l’ai vraiment rencontré, alors que je n’étais que président de la Ligue de l’Atlantique. Si je me rappelle bien, il était catholique et il m’avait demandé si on pouvait lui trouver une église pour le culte. Je crois que c’est ma femme qui s’en était occupé. Ce sont les seuls rapports que j’ai eus avec lui à l’époque. Vous savez, j’étais tout nouveau.