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Mercato: comment le PSG a réagi lorsqu’il a perdu le titre sous l’ère qatarie

Paris a échoué à la deuxième place de Ligue 1 cette saison, derrière Lille. Depuis l’arrivée des propriétaires qataris il y a dix ans, c’est la troisième fois que le championnat échappe au club de la capitale. Les deux premières fois, l’échec avait entraîné un mercato spectaculaire l’été suivant…

Il est venu s’exprimer tout de suite. Pour évacuer la déception, dissiper les doutes et donner des perspectives. En esquissant les contours d’un été qui s’annonce agité au PSG. Après la perte du titre au profit de Lille, dimanche soir, Nasser Al-Khelaïfi a fait passer quelques messages importants. Forcément déçu par la performance de son équipe, le président du club de la capitale a promis du mouvement dans les prochains mois. "On va parler avec Leonardo et l’entraîneur (Mauricio Pochettino) de ce qu’on a besoin de faire. On a déjà commencé à travailler, a expliqué le dirigeant de 47 ans. Nous sommes un projet ambitieux et nous aurons des ambitions cet été. Même financièrement."

Une position très claire, qui sera évidemment ajustée en fonction de l’issue du dossier Kylian Mbappé. A bientôt un an de la fin de son contrat, le champion du monde 2018 n’a toujours pas décidé s’il prolongeait ou non. Son départ changerait totalement la donne et obligerait Paris à frapper fort sur le marché des transferts. Mais même s’il décide de rester, les demi-finalistes de la dernière Ligue des champions pourraient tenter de réaliser quelques coups marquants.

Zlatan et Thiago Silva pour passer un cap

C’est en tout cas ce qu’il s’est passé à chaque fois que le PSG a perdu le titre depuis l’arrivée des propriétaires qataris à l’été 2011. Cela s’est produit à deux reprises. La première fois, en 2012, c’est le Montpellier d’Olivier Giroud qui avait privé les Parisiens du sacre. Dans la foulée, Thiago Silva (42 millions d’euros) et Zlatan Ibrahimovic (21 millions d’euros) avaient débarqué en grande pompe de l’AC Milan, où ils venaient de remporter la Serie A.

Tout comme Ezequiel Lavezzi du Napoli (30 millions d’euros), le jeune Marco Verratti de Pescara (12 millions d’euros) et Grégory van der Wiel de l’Ajax Amsterdam (6 millions d’euros). De quoi vite sécher les larmes et donner un nouvel élan à l’équipe, qui s’est séparée dans le même temps de Nenê (Al Gharafa), Ceara (Cruzeiro), Guillaume Hoarau (DL Aerbin) ou Milan Bisevac (OL).

Neymar et Mbappé pour affirmer les ambitions

La réponse a été encore plus spectaculaire en 2017. Après le triomphe du Monaco de Jardim, le PSG, également marqué par la remontada de Barcelone en C1, a tout fait exploser durant l’été. Neymar a été arraché au Barça dans le transfert le plus cher de l’histoire du foot (222 millions d’euros), Kylian Mbappé a suivi en provenance de Monaco, via un prêt et un paiement différé d’un an (145 millions d’euros). Dani Alves est arrivé libre pour épauler le duo. Et Yuri Berchiche (Real Sociedad) a complété le casting de rêve (16 millions d’euros). Le tout en laissant partir Serge Aurier (Tottenham), Blaise Matuidi (Juventus) et Jean-Kevin Augustin (Leipzig).

Difficile d’imaginer Paris dépenser autant qu’il y a quatre ans, alors que la crise du Covid-19 a sérieusement amoindri ses finances, comme tous les clubs européens. Mais l’assouplissement du fair-play financier et ses bonnes relations avec l’UEFA, notamment depuis l’épisode de la Super Ligue avortée, peuvent lui donner une certaine marge de manœuvre. Sans parler de la possibilité de vendre plusieurs éléments au rendement décevant. Une chose est sûre, le téléphone de Leonardo risque de bien chauffer dans les semaines à venir.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Journaliste RMC Sport