RMC Sport

PSG: la nouvelle arme de négociation, c'est le pourcentage à la revente

Antero Henrique (PSG)

Antero Henrique (PSG) - AFP

La stratégie du PSG sur les ventes de joueurs, notamment les jeunes, inclut désormais des pourcentages sur les reventes. Une nouvelle arme qui peut être efficace dans le contexte du fair-play financier.

Dans le contexte parisien où le fair-play financier est encore très présent, le PSG a peut-être trouvé une parade. Pas une solution miracle, mais un système qui va rapporter quelques millions d'euros importants dans les prochaines années. La direction sportive du club, qui ne se dit pas du tout inquiet par le FPF, devrait vendre au moins deux joueurs d'ici le 30 juin. Antero Henrique cherche notamment une solution pour Jésé, dont le prêt au Betis Séville n'a pas été une réussite. 

Mais surtout, Paris devrait se séparer de certains jeunes joueurs. Christopher Nkunku, Stanley N'Soki, Moussa Diaby et certains membres de l'équipe réserve sont concernés. Dans tous ces dossiers, Antero Henrique utilise le même mode de négociations. Accepter des transferts qui rapportent un peu moins financièrement sur le coup, mais inclure un pourcentage à la revente élevé, pour avoir un montant global capable de dépasser le montant initial.

Des pourcentages importants sur Adli, Ikoné et Bernede

Le PSG a déjà réussi à garder 40% des droits économiques de Yacine Adli, parti pour 5.5 millions d'euros à Bordeaux, 45% de Jonathan Ikoné (Lille) et 25% d'Antoine Bernede, aujourd'hui à Salzbourg. Il n'y a plus une négociation de jeunes joueurs ces derniers mois sans que le cas du pourcentage à la revente ne soit mis comme condition à un départ par le Paris Saint-Germain. 

C'est une nouvelle méthode à Paris qui vise à protéger les intérêts économiques du club. Et qui ouvre la porte à des départs, non prévus. Cela permet surtout au PSG d'éviter que des joueurs issus de son centre de formation ne partent à moindre coût avant d'exploser ailleurs. C'est également une manne financière supplémentaire importante dans le cadre du fair-flay financier. 

Loic Tanzi