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Real, Juve, PSG... Witsel raconte ses rendez-vous manqués avec quatre grands clubs européens

Après six saisons en Russie et en Chine, Axel Witsel a rejoint le Borussia Dortmund durant l’été 2018. Le Belge, âgé de 30 ans, est revenu auprès de Goal sur ses choix de carrière qui ont pu surprendre, et notamment sur ses rendez-vous manqués avec les plus grands clubs d’Europe.

Passé pro en 2006 au Standard de Liège, Soulier d’or belge en 2008 et présenté comme l’un des grands talents en devenir au début des années 2010, Axel Witsel n’a rejoint un championnat européen majeur qu’en 2018, la Bundesliga en l’occurrence et le Borussia Dortmund. Avant le BVB, le milieu de terrain, très courtisé après son année au Benfica Lisbonne en 2011-2012, a passé cinq saisons au Zénith Saint-Pétersbourg et une saison au Tianjin Quanjian. Bien loin des cadors européens chez lesquels il a souvent été pressenti.

Il délaissa le Real à cause de Modric

Très heureux à Dortmund, son équipe depuis un an, Axel Witsel s’est penché sur son parcours dans un entretien accordé à Goal. Le Belge est revenu en particulier sur les transferts qui ont failli se faire. Comme en 2012, quand il était courtisé par les meilleurs clubs d’Europe… dont la Maison Blanche. "J’aurais pu rejoindre le Real Madrid, quand José Mourinho y était. Mais le Real a recruté Luka Modric (en provenance de Tottenham, ndlr), donc un transfert à Madrid n’avait plus de sens pour moi", explique-t-il.

L’international belge avait alors quelque peu surpris son monde en s’engageant, en toute fin de mercato, avec le Zénith Saint-Pétersbourg pour près de 40 millions d’euros (le record du club, à égalité avec Hulk et Malcom). Il y restera cinq ans.

La Juve ? "Ce n’était pas le bon moment"

En 2016, l’aventure russe a pourtant été à un cheveu de s’arrêter. Son contrat avec le Zénith était proche de se terminer, et une très grosse écurie de Serie A s’est manifestée. "Je voulais rejoindre la Juventus. J’avais passé la visite médicale et en fait, je n’avais plus qu’à signer", se rappelle-t-il. Mais jamais il ne se lia aux Bianconeri : "J’ai attendu toute la journée au bureau et le Zénith m’a dit de revenir. Rétrospectivement, c’était peut-être un coup du sort. Peut-être que ce n’était tout simplement pas le bon moment."

Cet été-là, la Vieille Dame se consola en recrutant Miralem Pjanic à la Roma. Les discussions Witsel-Juve reprirent les mois suivants ce premier rendez-vous manqués, mais elles n’aboutirent pas. En janvier 2017, le Belge fila en Chine, au Tianjin Quanjian. Et il assuma : l'offre chinoise ne se refusait pas.

Dortmund plus attirant que Paris et Manchester United

L’été dernier, Axel Witsel, désireux de revenir en Europe, avait des touches très intéressantes. Le Borussia Dortmund se manifesta, mais il ne fut pas le seul. "J’ai aussi eu d’autres offres. J’aurais peut-être pu aller à Paris ou à Manchester United, mais je ne voulais pas attendre. Et j’ai eu le sentiment que j’étais le premier choix de Dortmund. C’est important de se sentir bien quand on rejoint un nouveau club. (…) Dortmund est un top-club, et je voulais vraiment rejoindre un top-club européen."

Sans regret visiblement pour le Diable Rouge, qui entame sa deuxième saison avec les vice-champions d’Allemagne sous les ordres de Lucien Favre. "C’était peut-être ma dernière chance, à 29 ans. C’était la bonne décision", conclut-il.

N.B