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Zénith: ciblé par des banderoles racistes, Malcom pourrait partir dès cet hiver

Victime d’un accueil raciste de ses propres supporters dès sa première apparition avec le Zénith Saint-Pétersbourg, Malcom n'écarterait pas un départ cet hiver selon un membre de son entourage, contacté par l’agence de presse russe, RIA Novosti.

Intenable. Voilà qui pourrait vite qualifier le quotidien de l’ancien Bordelais Malcom, cédé par le Barça au Zénith Saint-Pétersbourg contre 40 millions d’euros la semaine passée. Prêt à jouer le lendemain de son arrivée, Malcom était entré en jeu contre Krasnodar (1-1). Une apparition remarquée dans toute l’Europe puisque le Brésilien a été accueilli par une banderole très hostile et raciste émise… par ses propres supporters.

"Les fans du Zénith n’ont pas accepté Malcom"

La raison? Sa couleur de peau, jugée trop foncée par certaines franges ultras du club russe, dont l'association Landskrona. "Il n’y pas de noir dans les couleurs du Zénith", avaient déjà tagué ces ultras en 2012, au moment de l’arrivée du Belge Alex Witsel. Entretemps, un manifeste du nom de 'Selection 12' avait aussi été publié. Ces mêmes supporters y exhortaient alors leurs dirigeants à ne pas acquérir de joueurs de couleur, ni homosexuels. S’estimant peu écoutés, ils ont donc gâché l’arrivée de Malcom. "Merci aux dirigeants pour leur fidélité aux traditions", était-il ainsi rédigé en lettres bleues sur le sinistre document.

L’ambiance, trop peu sereine, pourrait dès lors précipiter son départ, si l’on en croit les informations de Ria Novosti. L’agence russe a contacté un membre de l’entourage du talent auriverde. Qui a émis l’idée d’un départ précipité dès la prochaine fenêtre de transferts, en janvier. "Les fans du Zénith n’ont pas accepté Malcom", a-t-il déploré.

A 22 ans, le coup serait rude pour l’attaquant, déjà peu en vue sportivement à Barcelone cette saison. Tancé pour son vrai-faux départ à l’AS Rome en juillet 2018, Malcom pourrait connaître un passage délicat en Russie.

Pascal Lefebvre