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Mondial de hand: les Bleus font le plein mais s'inquiètent pour Pardin

L’équipe de France a dominé la Suisse (25-24), elle aussi qualifiée pour le tour principal du Mondial de handball en Egypte, enchaînant ce lundi soir un troisième succès en autant de matchs. Mais les hommes de Guillaume Gille, loin de convaincre, ont en plus perdu leur gardien Wesley Pardin, blessé au genou.

Guillaume Gille aura du mal à se satisfaire, cette fois-ci, de la copie rendue par ses joueurs face à la Suisse (25-24), malgré un précieux succès, le troisième de ce Mondial de handball, qui offre un matelas de points intéressants en prévision du tour principal.

Mais cela n’est rien à côté de la blessure du gardien Wesley Pardin, sorti en première période après une torsion de son genou, provoquée par un choc avec Cedrie Tynowsky. C'est un énorme coup dur pour l'équipe de France, tant il rayonnait dans ses cages.

Bien sûr, il faudra patienter encore un peu pour en savoir davantage sur la nature de la blessure de Pardin, mais sa réaction au sol, autant que sa sortie, ne présagent rien de bon pour la suite. "Il y a beaucoup d’inquiétude. Cela semble être très sérieux", a confié Guillaume Gille au micro de RMC à la fin du match.

La Suisse a imposé son rythme

Sur le terrain, les coéquipiers de Wesley Pardin ont rencontré d’énormes difficultés pour se défaire de valeureux Suisses, invités de dernière minute, et proches d'obtenir ce qu'ils étaient venus chercher en Egypte, à savoir une qualification pour le tour principal (seule une victoire de l'Autriche sur la Norvège pourrait les en priver).

Les partenaires du génial meneur de jeu des Rhein-Neckar Löwen, Andy Schmidt, exceptionnel de justesse en première période (7/9 à la pause, la moitié des buts de son équipe, à 78% de réussite, 10 buts au total) ont donné du fil à retordre aux joueurs de l’équipe de France. Bien partis, les Bleus de Kentin Mahé (7/9) ont rapidement marqué le pas, au point de courir après le score au tableau d’affichage (5-8, 14e).

Enfermée dans un rythme lancinant, l’équipe de France n’a pas été capable de mettre suffisamment d’agressivité, de mobilité, d’engagement, et même de personnalité, dans ses intentions, à la fois offensive et défensive, pour contrarier la Suisse.

Un fonds de jeu inquiétant

Un peu moins inspirée sur les attaques placées en seconde période, la Nati a continué de s'appuyer sur Schmid, et surtout les exploits de son gardien de but Nikola Portner, auteur d’une énorme performance, pour semer le doute dans l’esprit des Français, et croire à un exploit.

Comme ce fut le cas face à la Norvège, les Suisses ont mené la vie dure aux Français, dont le salut est finalement venu de l'efficacité retrouvée d'un Luc Abalo en lévitation, tandis que Vincent Gérard (10/24, 42% de réussite) préservait l'avance des siens, malgré une double infériorité numérique.

L'équipe de France a assuré l'essentiel à l'issue d'un match terriblement compliqué, mais rien n'est évidemment réglé à l'aube du Tour principal. Bien au contraire, les doutes sont toujours plus grands sur le potentiel et le niveau réel de cette équipe, qui n'a jamais maîtrisé son sujet.

QM