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Jeux olympiques: en visite de soutien à l’INSEP, Blanquer se teste à la boxe

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, et Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports, ont rendu visite aux pensionnaires de l’INSEP ce vendredi matin. Une matinée rythmée par les prises de parole et les échanges avec les sportifs et les éducateurs, ainsi que par quelques petits exercices physiques pour le ministre.

Ils tenaient à venir à l’INSEP afin d’afficher leur soutien aux sportifs qui représenteront la France cet été aux Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août). Et puis aussi, et surtout, pour ceux qui se dérouleront à Paris en 2024. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, et Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports, ont rendu visite ce vendredi matin aux sportifs qui se préparent dans les installations situées dans le bois de Vincennes, à Paris, et qui sont en plein doute.

Après avoir subi une fermeture pour quelques mois l’année dernière pour cause de crise sanitaire, les athlètes français avaient dû faire une croix sur les JO de Tokyo à l’été 2020, reportés d’un an. Une situation vécue plus ou moins bien par les pensionnaires de l’INSEP, qui ont depuis relevé la tête, pleinement concentrés sur leurs nouveaux objectifs, même si l’inquiétude de voir les Jeux de nouveau annulés plane toujours. Il fallait donc intervenir.

"J’ai anticipé la question en leur disant que j’avais rencontré Thomas Bach (président du CIO) la semaine dernière. Il m’a dit droit dans les yeux qu’il travaillait activement avec les autorités japonaises, qui sont motivées. Il est confiant. Il m’a assuré que les Jeux allaient bien se tenir", confie Roxana Maracineanu, la ministre déléguée aux Sports.

Cette crise sanitaire, la ministre a voulu la rendre positive si possible, avec pourquoi pas de nouvelles perspectives pour les athlètes français. "Les cartes sont rebattues pour tout le monde. Il faut saisir sa chance, il faut être opportuniste. Une quatrième place, c’est l’occasion ou jamais de la transformer en médaille d’or. Les conditions ont été difficiles pour tout le monde, y compris pour les meilleurs. Il n’y a pas de meilleure position pour gagner que d’être challenger", estime Roxana Maracineanu, qui a quand même préféré rester discrète quant à l’objectif du nombre de médailles.

Blanquer dans la peau d’un futur médaillé

Mais les Jeux olympiques sont encore loin, ce qui donne le temps aux futurs médaillés français de s’entrainer. Comme les gymnastes françaises, qui ont eu droit à la visite de Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, très attentif au bien-être des pensionnaires de l’INSEP, s’est attardé sur leurs parcours scolaire en cours et post-bac.

Il s’est également prêté volontiers au jeu des exercices physiques, comme lorsque l’escrimeuse Ysaora Thibus l’a invité à essayer la Fitlight, un système d’entrainement lumineux pour les tests cognitifs. Une fois le manteau tombé, et après un premier geste un peu maladroit, Jean-Michel Blanquer s’en est amusé.

La visite s’est poursuivi au Dojo, où Clarisse Agbegnenou a interrompu son entrainement pour un long échange avec les ministres. La judokate au plus beau palmarès féminin français a eu le plaisir de remettre un de ses kimonos à Jean-Michel Blanquer, touché par l’intention.

Pas d’ippon pour nos politiques, mais quelques droites et crochets pour Jean-Michel Blanquer, une fois arrivé dans la salle de boxe. Venu rencontrer le pôle espoirs de la boxe, il n’a pas pu résister à quelques coups dans un sac de frappe.

Jean-Michel Blanquer, qui était déjà venu à l’INSEP alors qu’il était recteur de l’académie de Créteil, a voulu témoigner du bon esprit d’équipe qui y régnait. "C’est très beau à voir", a souligné le ministre, qui se félicite de l’attitude des pensionnaires de l’INSEP: "C’est un bel exemple non seulement de résilience mais aussi de préparation mentale à la réussite sportive. Et le sport, sur ce sujet comme sur d’autres, montre la voie de l’attitude qu’il faut avoir dans les circonstances actuelles pour notre pays. C’est-à-dire à la fois résister à la difficulté, et il y en a des difficultés, et en même temps en tirer un sursaut de motivation". Une motivation précieuse, en attendant que la pratique sportive soit de nouveau ouverte à tous.

Sarah Griffon