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Jeux olympiques : le CIO repousse sa décision sur la Russie

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Le Comité international olympique (CIO) a repoussé sa décision quant à une éventuelle exclusion de la Russie des JO de Rio. L'organe a nommé une commission d'enquête spéciale qui s'appuiera notamment sur le verdict du Tribunal arbitral du sport (TAS) attendue le 21 juillet.

Réunie ce mardi à Lausanne (Suisse) pour se pencher sur l'affaire de dopage dans le sport qui éclabousse la Russie, la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) n'a pas pris de décision ferme quant à une possible exclusion de tous les athlètes russes des Jeux olympiques de Rio de Janeiro (5-21 août). L'instance s'accorde un délai supplémentaire pour statuer.

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Une commission spéciale doit être créée pour trancher sur ce sujet, alors que de nombreuses voix dans le monde du sport appellent à l'exclusion de la Russie après les révélations du rapport de Richard McLaren sur les pratiques russes entre 2011 et 2015. Le CIO, qui souligne que les dérives évoquées « font état d'une atteinte choquante et sans précédent à l'intégrité du sport et des Jeux olympiques », veut étudier « toutes les options légales entre sanction collective et droit à la justice individuelle ».

Un « dopage d’État » qui impliquait les services secrets russes

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) doit se prononcer en appel jeudi 21 juillet sur la décision de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) d'exclure les athlètes russes des JO de Rio, après des premières révélations de dopage en novembre 2015. Le CIO va « prendre en considération » le verdict du TAS pour fixer sa propre décision quant à une possible exclusion de l'ensemble des sportifs et sportives russes.

Le rapport McLaren a mis en lumière le « dopage d’État » organisé en Russie entre 2011 et 2015. Plusieurs centaines de résultats de contrôle ont été falsifiés avec l’accord notamment du vice-ministre des Sports russe Youri Nagornykh, l’un des hommes à la source d’un vaste système qui impliquait également le FSB, organe des services secrets russes.

Nicolas Bamba