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JO 2016 : comment s’inspirer des Anglais pour ramener des médailles

Asha Philip, Desiree Henry, Dina Asher-Smith et Daryll Neita

Asha Philip, Desiree Henry, Dina Asher-Smith et Daryll Neita - AFP

Au deuxième rang du classement des médailles des JO 2016 de Rio, l’invité surprise s’appelle le Royaume-Uni. Avec 27 médailles d’or, les Britanniques ont devancé la Chine et la Russie et (quasiment) talonné les Etats-Unis. Cette réussite est notamment due à un financement de plusieurs millions d’euros consacré aux sports olympiques.

A Rio, les Britanniques se sont invités à peu près sur tous les podiums. Et souvent sur la première place. Lors des JO 2016, le Royaume-Uni a d’ailleurs obtenu l’or dans 15 sports différents. Mieux que n’importe quelle autre nation.

Un succès programmé il y a 20 ans

Cette réussite n'est pas née à Londres grâce à l'organisation des JO 2012 mais il y a déjà une vingtaine d'années. Après l'échec cuisant d'Atlanta lorsque, en 1996, le Royaume-Uni rentre au pays avec une seule petite médaille d’or. De quoi inquiéter le sport britannique. Un organisme indépendant, UK Sport, est alors chargé de redresser les comptes.

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"Ils se sont demandés quel sport a vraiment besoin d’argent, raconte Martin Herman, journaliste chez Reuters. Ils se sont concentrés sur les sports où [ils] étaient traditionnellement bons." Et, déjà en 2012, lors de ses Jeux à domicile (Londres), le Royaume-Uni récolte 65 médailles, dont 29 d’or.

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Des centaines de millions et les nouvelles technologies consacrés aux athlètes

Pas totalement étonnant car, de Sydney à Londres, le financement du sport olympique britannique est passé de 68,4 millions d’euros à 306 millions, en parallèle d'un travail sur les nouvelles technologies. A Rio, le budget est même monté jusqu’à 318 millions. Mais comme le financement ne suffit pas, les Britanniques s’assurent également du suivi de cet argent.

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"Si les objectifs ne sont pas atteints, les subventions sont rééchelonnées, assure Aurélien Broussal Derval, qui a travaillé comme préparateur physique de la fédération britannique de judo. Evidemment, les différentes personnes en charge du programme jouent leur tête et on réoriente les priorités en fonction de qui gagne ou pas." Après le succès de Rio, il faut croire que peu de têtes vont tomber dans la délégation britannique.

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Rio 2016

la rédaction