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JO 2016, escrime : de l'or pour les épéistes français, invincibles !

Les Français ont survolé la finale de l’épée par équipes ce dimanche face à l’Italie (45-31). Daniel Jérent, Jean-Michel Lucenay et Yannick Borel apportent une septième médaille d’or à la France, la troisième de l’escrime tricolore lors de ces JO 2016.

Quelle apothéose ! Quatre ans après le zéro pointé de Londres, l’escrime tricolore a conclu sa semaine olympique par le seul métal qui manquait à sa collection. Après le bronze de Gautier Grumier en épée individuelle, l’argent en fleuret par équipes, les épéistes français se sont parés d’or ce dimanche. Daniel Jérent, Jean-Michel Lucenay et le d’Artagnan français Yannick Borel, sous la houlette du coach Hugues Obry, ont survolé leur finale face à l’Italie, dispersée « façon puzzle » (45-31). La France, sacrée en 2004 et en 2008, confirme sa mainmise sur l’épée par équipe, absente des Jeux de Londres en 2012.

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Vainqueurs de la Hongrie en demies, les Français abordaient la finale dans la peau des favoris. Une finale marquée par un choix fort d’Hugues Obry qui décidait de se passer du numéro un mondial Gautier Grumier, en difficulté ce dimanche, pour confier les clefs à Jean-Michel Lucenay, magnifique tout au long du match. Les Italiens se sont accrochés pendant une vingtaine de touches, avant de céder progressivement pour finalement subir une mémorable correction.

« Ils ont baissé les bras quand ils ont vu qu’on était au-dessus et qu’on ne lâchait rien, analysait Yannick Borel. Sur chaque touche, je donnais ma vie. On a tous fait comme ça. Même Gauthier (Grumier) qui n’a pas tiré, il était encore plus sur la piste que nous. Il nous a bombardés de conseils, ça a payé. » Huit ans que la Marseillaise n’avait pas retenti sur un podium olympique pour l’escrime tricolore, pourvoyeuse historique de médailles. « C’est la plus belle médaille de ma carrière, confiait Jean-Michel Lucenay. Elle représente beaucoup de choses, la persévérance, l’amitié, la performance. » 

Obry : « C’est un vrai plaisir de mettre une branlée aux Italiens »

Inspirateur de cette superbe équipe, Hugues Obry, la voix éraillée de n’avoir jamais relâché l’étreinte tout au long de la journée, confiait son émotion : « C’est monstrueux. Désolé pour le suspense. On voulait montrer aux Italiens qui étaient les vrais patrons sur la piste. On les a éteints tout de suite. C’est un vrai plaisir de mettre une branlée aux Italiens. Les mecs ont été bons. On a été plus forts d’un point de vue escrime. C’est la récompense de quatre ans. Quatre ans de galère, de bonheur. J’ai pris mon pied à vivre avec eux. C’est un groupe que j’ai monté. C’est quasiment le meilleur groupe qu’il y ait eu monde depuis une dizaine d’années. C’est de la famille. Ils vont me manquer. Il y a quatre ans, on avait un projet. Ils ont tous adhéré. On venait de se prendre une banane aux Jeux. Je leur ai montré que le coach ne disait pas de conneries. Je suis fier du travail. C’était des héritiers. Ce sont des rois. »

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la rédaction