RMC Sport

JO 2016, judo - Duprat : « Un arbitre m’a piqué mes quatre ans d’entraînement »

Pierre Duprat

Pierre Duprat - AFP

Engagé dans la catégorie des moins de 73 kg, Pierre Duprat a quitté le tournoi olympique dès le deuxième tour à la suite de son élimination face au Russe, Denis Iartcev. Une défaite que le judoka agenais impute à une mauvaise décision arbitrale. Celui-ci accuse même les juges de cibler les athlètes français

Les arbitres et les judokas français, épisode II. Après la disqualification dimanche de Priscilla Gneto, c’est Pierre Duprat qui a, dans le clan bleu, le sentiment d’avoir été victime d’une injustice. Offensif et dominateur au kumikata, le Français a pourtant était battu par le Russe Denis Iartcev, au deuxième tour du tournoi olympique en moins de 73 kg, sur une pénalité. Une décision que ne digère pas Duprat.

A lire aussi >> le live de la 3e journée

« J’ai tout fait »

Interrogé au micro de RMC Sport sur la raison de son revers, le Français a répondu sans détours : « l’arbitrage ». « La différence, elle s’est faite là, a-t-il poursuivi. Aujourd’hui, ça ne se fait plus sur le tapis mais à l’oreillette. Voilà où se situe la différence. » En colère, Duprat a poursuivi son analyse en rentrant dans des détails plus tactiques. « Quand il n’y a pas une décision par ippon, de toute façon ça n’appartient qu’à l’arbitre. Et ça se voit sur le match. J’ai tout fait. J’étais le premier sur les attaques, le premier sur les mains. Aucune pénalité. Une fois dans le match, il a été le premier sur les mains, il m’a mis à genou et j’ai pris la pénalité de suite. Chacun peut faire son analyse. La mienne est très vite faite. Je fais du haut niveau depuis que j’ai 14 ans. Un arbitre m’a piqué mes quatre ans d’entraînement pour mon jour J. »

Duprat accuse

Plus tard, et toujours au micro de RMC Sport, Pierre Duprat s’est fait plus précis sur ses accusations envers les juges et le corps arbitral. « On est venus nous dire que parce que Priscilla (Gneto) était restée sur le tapis, ils ne louperaient pas les Français sur les prochains jours. Ça n’a pas loupé j’ai l’impression », assène-t-il. Climat de suspicion dans le clan français au dojo olympique.

A lire aussi >> JO 2016 : le pire bilan français depuis 1998 (et ce n'est pas parti pour s'arranger)

A lire aussi >> les immanquables de ce lundi