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JO 2016, judo : Riner, là où tout a commencé

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L’invincible Teddy Riner entre en piste ce vendredi pour un deuxième sacre olympique consécutif. L’octuple champion du monde entretient un rapport particulier avec le Brésil. En 2007, le géant s’était révélé sur le tatami de Rio, y remportant son premier titre de champion du monde.

Quatre ans de préparation, pour au plus long, vingt minutes de combat. Teddy Riner est face à son Everest. Ce vendredi à Rio, le Français joue plus qu’un titre. En cas de victoire, il deviendra le plus grand des lourds de l’histoire par le palmarès. Déjà nanti d’un titre de champion olympique à Londres, il détient huit sacres mondiaux. Sa dynamique est fabuleuse. Depuis sa défaite face au rusé Tangriev à Pékin en 2008, il n’a perdu qu’une seule fois. Il reste sur une incroyable série de 124 victoires consécutives. Au Brésil, un autre résultat que l’or serait une déception. Alors Riner, en plus de tout le reste, compte sur les bonnes ondes qui le relient à ce pays.

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« Une terre qui me parle »

« C’est une terre qui me parle, où j’ai réussi à prendre deux titres, commente Riner. L’histoire dit ‘jamais deux sans trois’. J’aimerais que ça se réalise. Mais le vouloir et le faire, ce sont deux choses différentes. Il ne faut pas compter que sur les paroles. Il va falloir se donner. Etre à la hauteur de ses actes, de ses paroles, et y aller à fond. » Car Riner a bien conscience de l’enjeu et de la dimension d’une compétition comme les Jeux.

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« Les JO ne sont pas un petit projet, ce n’est pas une petite compétition. C’est sur-dimensionnel. Il va falloir être concentré, ça va aller très vite. C’est la compet’ où tout le monde a faim. Tout le monde est à 300 ou 500 %, martèle Riner. J’ai beau en avoir fait deux, je sais qu’il ne faut rien lâcher. C’est la compétition la plus dure. » Ce soir vers 23 heures, on saura si ses épaules sont bien les plus larges.