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JO 2016 : Lavillenie se compare à Jesse Owens en 1936… puis s’excuse

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Après avoir décroché la médaille d’argent du saut à la perche derrière le Brésilien Thiago Braz, Renaud Lavillenie s’en est pris dans tous les médias au public hostile à son égard. Sur Canal +, le Clermontois s’est laissé aller à comparer le public à celui du stade olympique de Berlin conspuant Jesse Owens en 1936.

Renaud Lavillenie est particulièrement remonté. Et pas seulement parce qu’il s’est contenté de la médaille d’argent cette nuit lors de la finale du saut à la perche des JO 2016, derrière le Brésilien Thiago Braz. Dans le viseur du Clermontois, le public du stade olympique Engenhao, qui n’a pas manqué de le siffler durant l’épreuve.

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« Ça fait chier d’avoir un public de merde »

Au micro de Canal +, le perchiste de 29 ans s’est ainsi emporté, comparant l’ambiance à celle qui régnait au stade olympique de Berlin, lorsque l’athlète afro-américain Jesse Owens avait décroché quatre titres en 1936 dans une Allemagne sous régime nazi : « Quand tu as 40 000 personnes qui sont en train de te siffler alors que tu tentes ta meilleure performance… Je comprends que tout le monde soit pour Thiago. Mais de là à me siffler… C’est une ambiance de foot que l’on voit trop souvent. C’est la première fois qu’on voit ça en athlé. La dernière fois qu’on a vu ça, c’est quand Jesse Owens a couru en 1936. C’est incroyable. Ça fait chier d’avoir un public de merde comme ça sur les JO. »

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« Désolé pour cette mauvaise comparaison »

Devant la consternation générale suscitée par cette sortie, le recordman du monde a ensuite présenté ses excuses sur son compte Twitter : « Désolé pour cette mauvaise comparaison que j’ai faite. C’était une réaction à chaud et je réalise que c’était faux. »

la rédaction