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JO 2016 : Lula et Rousseff absents lors de la cérémonie d'ouverture

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Dans un climat de tension sociale au Brésil, les deux derniers présidents manqueront à l’appel lors de la cérémonie d’ouverture au Maracana le 5 août, selon des sources officielles. La présidente du Brésil, Dilma Roussef, actuellement suspendue, et son prédécesseur Lula, ayant contribué à l’attribution des JO à Rio, préfèrent sécher l’événement.

C’est certain, "elle n'ira pas", a déclaré mardi à l'AFP une source du Palais de l'Alvorada où Mme Rousseff attend le résultat de sa procédure en destitution.

Son prédécesseur manquera également à l’appel. "Lula ne viendra" pas, a affirmé à l'AFP, le porte-parole de l'Institut Lula à Sao Paulo, José Chrispiniano.

Rousseff ne veut pas "être au second plan"

L'absence des deux dirigeants de gauche à la cérémonie d'ouverture est un chapitre de plus dans la crise politique qui secoue le Brésil depuis des mois.

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L’absence de Mme Rousseff est un peu une question d’ego. Ecartée provisoirement du pouvoir le 12 mai par le Sénat et dans l'attente du jugement final de sa procédure de destitution pour maquillage des comptes publics présumé, elle a indiqué lundi dans une interview au service portugais de RFI qu'elle refusait "d'être au second plan" lors de cette cérémonie des Jeux.

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Parler vite pour éviter les huées

"Pour commencer, ils sont le fruit d'un grand travail de l'ex-président Lula (2003-2010), a-t-elle d’abord avancé. Deuxièmement, parce que le gouvernement fédéral a fourni l'infrastructure des JO" (sous son gouvernement 2011-2016).

Le 12 mai, Dilma Rousseff a été remplacée par son vice-président de centre droit, Michel Temer, qu'elle accuse de l'avoir trahie et d’avoir fomenté un "coup d'Etat" parlementaire. C'est lui qui ouvrira officiellement les Jeux avec un discours éclair pour éviter de se faire huer, selon la presse brésilienne.

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Trois ex-présidents invités à la cérémonie

L'ancien président, Lula, qui avait pleuré de joie en apprenant le 2 octobre 2009 à Copenhague que les JO 2016 avaient été attribués à Rio et que les habitants cariocas étaient en liesse sur la plage de Copacabana, n'a pas dit explicitement pourquoi il n'irait pas au Maracana.

D'autres ex-présidents, Fernando Henrique Cardoso, Fernando Collor de Mello et José Sarney, ont été invités pour la cérémonie.

"Pour le Brésil, les Jeux olympiques vont redonner confiance au peuple", avait affirmé Lula, résumant le sentiment du pays avant le vote du Comité international olympique (CIO) à Copenhague.

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la rédaction avec l'AFP