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JO 2021 (foot): une nouvelle humiliation pour les Bleus, le retour aux Jeux a viré au fiasco

L'équipe de France de football s'est lourdement inclinée (4-0) contre le Japon et dit adieu à ses rêves de quart de finale aux Jeux 2021 de Tokyo. Les hommes de Sylvain Ripoll quitteront le village olympique tristement jeudi, au terme d'un long calvaire.

La fin de match renversante contre l’Afrique du Sud (4-3) n’était qu’un mirage. La folle soirée de Saitama n’a pas accouché d’un nouvel exploit. L’équipe de France s’est piteusement inclinée contre le Japon (4-0), qui réalise un carton plein et verra les quarts de finale. Tout le contraire de la France, qui va monter dans l’avion avec deux défaites au compteur dans les valises, et onze buts encaissés en trois matches. Les joueurs de Sylvain Ripoll n’ont jamais fait illusion dans cette compétition, pour laquelle ils n’étaient pas programmés.

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En dehors du miracle réalisé contre les Sud-Africains (4-3), adversaires les plus abordables du groupe, péniblement battus en fin de match, la France est tombée sur des équipes bien plus fortes qu’elle, tout simplement. Cette équipe de France est la plus grosse déception d’une compétition qu’elle achève dès le premier tour par une humiliation. Un fiasco. Sans faire injure aux joueurs sélectionnés par Sylvain Ripoll, la plupart n’avaient pas le niveau, physique et technique, pour viser la médaille cette année.

Un collectif à l’agonie

Un sursaut d’orgueil était attendu, même en cours de match face au Japon, mais la réaction n’est jamais venue. La "fragilité" défensive pointée par Ripoll, à l'image de la mésentente entre Clément Michelin et Paul Bernardoni sur le premier but sud-africain lors du deuxième match, ou les grosses difficultés face au Mexique d'Anthony Caci et Modibo Magnan, ont encore plombé l’équipe de France face au Japon. Peut-être les aléas d’une équipe qui ne se connaît pas, ou si peu. Et cette fois, Gignac n’a pas surgi pour sauver un collectif agonisan.

L’attaquant des Tigres Monterrey est l’une des rares satisfactions de la compétition. Homme de vestiaire, d'expérience et leader technique, la présence de l'attaquant de 35 ans a compté au sein d’un groupe très jeune. Le capitaine a assumé son statut pour ramener les siens à trois reprises avant que Téji Savanier ne délivre la France dans le temps additionnel, contre l’Afrique du Sud. En revanche, ni l’un ni l’autre n’ont su guider la révolte contre le Japon. Abandonnés par Florian Thauvin transparent à Tokyo, ils ont sombré avec les autres, le carton rouge de Kolo Muani enterrant leurs derniers espoirs de retour, hautement improbable, même à onze contre onze.

QM