RMC Sport

JO 2021: les athlètes français racontent la vie et l'ambiance au village olympique

Pas stressés par le Covid-19 et l’ambiance un peu lourde qui règne au Japon, les athlètes français qualifiés pour les Jeux olympiques avouent ressentir une immense excitation, palpable sur place au village olympique, à l’approche de la cérémonie d’ouverture des JO qui aura lieu ce vendredi.

Il a beaucoup été question du climat anxiogène qui allait s’imposer aux sportifs à Tokyo. Et pourtant, loin de ce que pouvait laisser craindre la situation sanitaire et les premiers cas de Covid, conjugués à la défiance exprimée par les Japonais, les premiers Français arrivés au village olympique ont témoigné de leur sérénité, à trois jours de la cérémonie d'ouverture des Jeux japonais.

"On se sent en sécurité, confie Laura Tarantola, membre de l’équipe de France d’aviron. On a du gel partout, tout le monde porte le masque correctement, on essaie de respecter les distances, mais en même temps on sent une dimension humaine. Personne ne sera vraiment isolé dans sa bulle. Au contraire, tout le monde se respecte. Il n’y a pas cette ambiance anxiogène liée au coronavirus."

>>> L'avant-JO en direct

Gicquel: "Je ne pense qu’à kiffer"

Les premiers cas positifs au Covid ont pu faire monter la pression au sein du village, mais celle-ci est vite redescendue. "On est un peu comme dans une bulle, nous, et finalement, on est très serein", glisse le badiste français Brice Leverdez. A entendre les athlètes, les conditions de vie dans le village olympique ne sont pas si désagréables, finalement.

"Moi, ce n'est pas quelque chose qui m'impacte, explique de son côté Jean-Charles Valladont, archer médaillé d'argent aux Jeux de Rio. Les contacts humains ne sont certes pas les mêmes. Mais d'un point de vue sportif, il n'y a pas vraiment de différence, poursuit-il. Ce n'est pas parce qu'on nous oblige à porter un masque, à faire attention dans le bus ou à cracher dans un petit pot le matin, qu'il va y avoir une différence sportive."

Les insouciants, comme le badiste Tom Gicquel, savourent chaque instant, et profitent de l’opportunité qui leur est offerte de représenter leur pays dans la plus grande compétition sportive existante: "C’est un rêve qui devient réalité donc pour l’instant pas de pression, juste du plaisir, sourit-il. J’espère que ça va continuer comme ça la semaine prochaine. Je ne connais pas les JO 'normaux' (sourire), c’est déjà incroyable pour moi d’être là. Je ne m’inquiète pas, je ne pense qu’à jouer au badminton et à kiffer."

QM avec NP